42. Gordon Lightfoot

Gordon Lightfoot
Gordon Lightfoot, 1960s | les années 1960
Harold Whyte, Toronto Star

Gordon Lightfoot, CC, OOnt has been described as Canada’s greatest songwriter.

While at my Uncle Ted’s farm near London, Ontario, in 1947, on a lovely summer’s morning, I discovered a nest of baby rabbits concealed in the vegetable garden behind the farm house. I thought the rabbits might be in danger and were in need of protection. The rabbits became my personal responsibility, as custodian for the rest of our family visit there. And I remember how sad I felt when I had to wish the rabbits goodbye upon our departure for home in Orillia.


Gordon Lightfoot, CC, OOnt est, selon plus d’un, le plus grand auteur-compositeur-interprète canadien.

Nous sommes en 1947. Par un magnifique matin d’été, alors que je suis à la ferme de mon oncle Ted, à côté de London, en Ontario, je découvre un nid de lapereaux dans le potager, juste derrière la maison. Je suis alors convaincu que ces petits sont en danger et que je dois les protéger. Je me donne alors pour mission de les protéger pendant toute la durée de notre séjour chez mon oncle. Je me souviens de ma tristesse lorsque, avant de prendre le chemin du retour vers notre maison, à Orillia, je suis allé leur dire adieu.

43. Sabina Ali

Sabina Ali
Sabina Ali
Chloë Ellingson

Sabina Ali is a community activist in Thorncliffe Park and the Chair of the Thorncliffe Park Women’s Committee.

When I moved to Canada in 2008, the very first day I felt a sense of belonging to the Thorncliffe Park neighbourhood. I was in the local park the next day with my kids and was disappointed looking at the its conditions. I took this opportunity and developed a vision of improving the park by involving women and building their capacities to bring about positive changes in their lives and the community. It was there that I met a few women who became the Thorncliffe Park Women’s Committee. We worked with city staff and local councillor and soon got the park supplies, new garbage bins, lights, benches, picnic tables, splash pad, a water fountain, a pathway, and new sod. It took many years of hard work and commitment to revitalize the park. Now the park has become a place of engagement with markets and events, and this gives me a sense of satisfaction of contributing to my community, my new home.


Sabina Ali est la présidente du Comité des femmes de Thorncliffe Park ainsi qu’une militante communautaire de ce quartier.

Dès mon premier jour au Canada, en 2008, j’ai ressenti un sentiment d’appartenance au quartier Thorncliffe Park. Le lendemain, je suis allée au parc avec mes enfants et j’ai été désolée de constater l’état dans lequel il se trouvait. J’ai donc décidé de mettre sur pied un projet consistant à revitaliser le parc en sollicitant la participation des femmes et en les aidant à opérer des changements positifs dans leur vie et leur collectivité. C’est là que j’ai fait la connaissance de femmes qui ont formé le Comité des femmes de Thorncliffe Park. Nous avons collaboré avec le personnel de la Ville et le conseiller du quartier et, très rapidement, nous avons obtenu le matériel nécessaire pour revitaliser le parc, de nouvelles poubelles, des lampadaires, des bancs, des tables de pique-nique, etc. Il a fallu de nombreuses années de dur labeur et de dévouement pour revitaliser le parc. Maintenant, il est devenu un lieu convivial, où se tiennent marchés et évènements. Enfin, cela me procure un fort sentiment de satisfaction d’avoir apporté ma contribution à ma collectivité, mon nouveau chez-moi.

44. Morris Rosenberg

Centretown, Ottawa / Centre-ville d’Ottawa
Centretown, Ottawa | Centre-ville d’Ottawa
Christopher Ryan

Morris Rosenberg, CM is the President and CEO of the Pierre Elliott Trudeau Foundation.

A few blocks south of Ottawa’s Parliament Hill lies Centretown, an area in which many residents struggle with homelessness, addiction, and mental illness. Many of these people are supported by agencies funded by the United Way.

A few years ago, I was in Centretown with a crowd of United Way volunteers. Our table was festooned with balloons; it held pamphlets and a cake. When a homeless man approached, I expected him to ask for money or food. Instead, he asked for information. And then, to my surprise, he reached into his pocket and donated a toonie.

My encounter with this man lasted no more than a minute, but its lesson stays with me today. The opportunity to contribute, in whatever way, confers dignity, while many of us will need a helping hand at some time. Acknowledging both aspects within ourselves enables us to see through difference to our common humanity.


Morris Rosenberg, CM est le président-directeur général de la Fondation Pierre Elliott Trudeau.

À Ottawa, à quelques pâtés de maisons de la Colline du Parlement, se trouve le centre-ville — un quartier où de nombreux résidants luttent contre l’itinérance, la toxicomanie et la maladie mentale. Bon nombre de ces personnes reçoivent l’aide d’organismes financés par Centraide.

Il y a quelques années, j’étais au centre-ville avec une foule de bénévoles de Centraide. Sur notre table décorée de ballons se trouvaient des brochures et un gâteau. Quand un itinérant s’est approché, je m’attendais à ce qu’il demande de l’argent ou de la nourriture. Mais il a plutôt demandé des renseignements. Puis, à ma grande surprise, il a sorti de sa poche une pièce de deux dollars et nous l’a remise.

Ma rencontre avec cet homme n’a pas duré plus d’une minute, mais la leçon ne cesse de faire son effet. Le fait de donner, sous une forme ou une autre, confère une dignité, même si bon nombre d’entre nous un jour ou l’autre ont besoin d’aide. Mais en prenant conscience du fait que nous sommes habités par ces deux pôles, nous pouvons voir au-delà de nos différences et atteindre le cœur de notre humanité commune.

45. Jeanne Beker

Neighbourhood in Toronto / Un quartier à Toronto
Neighbourhood in Toronto | Un quartier à Toronto
Vik Pahwa

Jeanne Beker, CM is a fashion and lifestyle journalist, broadcaster, speaker, and author.

My parents immigrated to Canada in 1948, penniless Holocaust survivors determined to rebuild their shattered lives. They scrimped, saved, and in 1952 made a down payment on a three-storey house in Toronto’s west end. Our family occupied the main floor, while a changing assortment of “roomers” inhabited the other two floors. We couldn’t have afforded to live there if it hadn’t been for tenants subsidizing our mortgage. But they provided more than that for our family. Sharing our home with that eclectic array of characters gave us a sense of camaraderie and extended family. My mother took joy in feeling the household was “leibidich” — “lively” in Yiddish — while my dad delighted in socializing with these international personalities, “interviewing” them at the kitchen table over shots of Crown Royal, exchanging life lessons. That same spirit of community nurtures me today in this glorious province, rife with diverse people who all have such wondrous stories to tell.


Jeanne Beker, CM est une journaliste, animatrice, conférencière et auteure dans le domaine de la mode et des styles de vie.

Mes parents ont immigré au Canada en 1948, sans le sou, des survivants de l’Holocauste déterminés à rebâtir leurs vies brisées. Ils ont ménagé, épargné et, en 1952, ils ont versé un acompte sur une maison à trois étages dans le secteur ouest de Toronto. Notre famille occupait le rez-de-chaussée, alors qu’un assortiment variable de « chambreurs » habitait les deux autres étages. Nous n’aurions pas eu les moyens de vivre là, n’eût été des locataires qui subventionnaient notre hypothèque. Mais ils apportaient plus que cela à notre famille. Le fait de partager notre demeure avec cet assortiment éclectique de personnages nous a donné un sens de camaraderie et de famille élargie. Ma mère prenait plaisir à ce que le ménage soit « leibidich » — « dynamique » en yiddish — tandis que mon père se plaisait à socialiser avec ces personnalités internationales, les « interviewant » à la table de la cuisine en prenant des gorgées de Crown Royal, et échangeant des leçons de vie. Ce même esprit de communauté me nourrit aujourd’hui dans cette glorieuse province, truffée de personnes diverses qui ont toutes de merveilleuses histoires à raconter.

46. Thomas Symons

Conductor and passenger / Contrôleur et son passager
Conductor and passenger / Contrôleur et son passager, 1966
Toronto Star

Thomas Symons, CC, OOnt was the Founding President and Vice-Chancellor of Trent University (1961–1972).

Many years ago, as a young student, I boarded a train at Union Station eastbound for Kingston where I was to attend some classes at Queen’s University. As I waited for the train to depart, I noticed out my window a distinguished older gentleman making his way along the platform. He walked with some difficulty but with great dignity and a twinkle in his eye. As he approached, I heard him call out to the conductor, “Hello sir, how are you this fine day?”

“I am well, sir,” replied the conductor, “and how are you?”

“I’m getting older,” said the gentleman.

“Age is honour, sir,” responded the conductor in an equally dignified manner.

As I approach my ninth decade, the remarks and actions of many people whom I have come to know across this great province give me confidence that age is still honour in Ontario.


Thomas Symons, CC, OOnt président-fondateur de l’Université Trent, a occupé le poste de vice-recteur de 1961 à 1972.

Il y a fort longtemps, quand j’étais jeune étudiant, j’ai pris le train à la station Union, en direction est, vers Kingston, pour aller à l’Université Queen’s. En attendant le départ du train, j’ai aperçu par la fenêtre un homme plus âgé, distingué, sur la plateforme du métro. Il avançait avec peine, mais avec beaucoup de dignité, les yeux pétillants. Alors qu’il approchait, je l’ai entendu dire au conducteur : « Bonjour, Monsieur, comment allez-vous par cette belle journée? » « Ça va bien, Monsieur », a répondu le conducteur. « Et vous? » « Je vieillis », a répliqué l’homme. Et le conducteur de répondre avec tout autant de dignité : « Monsieur, l’âge, c’est l’honneur. »

À la veille de ma neuvième décennie, les remarques et les gestes de bien des gens avec lesquels je suis entré en contact dans cette merveilleuse province me font comprendre que l’âge, c’est toujours l’honneur en Ontario.

47. Sanjay Khanna

Midtown traffic / Circulation du centre-ville
Midtown traffic | Circulation du centre-ville
Sam Javanrouh

Sanjay Khanna is a futurist who helps Canadians adapt to twenty-first century challenges such as climate change.

Late-night Uber home mindlessly perusing emails on smartphone. In this woeful self-absorbed state, I realize I’m ignoring the driver who, on closer observation, appears wan and distant. Wondering how I might penetrate his raw loneliness, I gently ask: “Are you able to find meaning in making ends meet?” The driver perks up and replies, somewhat ruefully, “No one’s asked this question before.” Navigating midtown Toronto in the dark, he confides few people evince concern about him. “It’s hurtful,” I say. “One feels invisible.” Soon, we near my apartment. The driver parks beside the building. Rather than bring our conversation to a close, we sit leisurely and converse more freely. We discuss his unrealized aspirations as an educated immigrant (and mine as a writer). We explore where to find meaning amidst life’s vicissitudes. We depart smiling, thanking each other, knowing it’s unlikely we’ll meet again, yet understanding that one another’s inner light was, in a sacred act of listening, briefly evoked.


Sanjay Khanna est un futurologue qui aide les Canadiens à s’adapter aux défis du XXIe siècle, comme celui du changement climatique.

Tard le soir, assis dans un taxi, je consulte mes courriels sur mon téléphone. Je sors tout à coup de cet état de repli sur soi et me rends compte que j’ignore totalement le chauffeur. Il semble pâle et distant. Je me demande comment briser cette solitude et lui demande doucement : « Quel sens pensez-vous qu’il y a au fait d’essayer de joindre les deux bouts? ». Le chauffeur répond avec une pointe de regret : « Personne ne m’a jamais posé cette question ». Il me confie que peu de gens lui témoignent un intérêt. « C’est blessant », précise-t-il. « J’ai l’impression d’être invisible ». Nous approchons de mon appartement. Le chauffeur stationne l’auto près de mon immeuble. Au lieu de conclure notre conversation, nous prenons nos aises et échangeons plus librement. Nous parlons de sa situation d’immigrant instruit et de ses aspirations déçues (et des miennes en tant qu’auteur). Comment trouver un sens aux vicissitudes de la vie? On se quitte en souriant et en se remerciant, sachant que les chances de nous croiser à nouveau sont pratiquement nulles, mais heureux du moment que nous venons de partager par le simple fait d’avoir été à l’écoute l’un de l’autre.

48. Roy McMurtry

Fire / Incendie
1979
Boris Spremo, Toronto Star

The Hon. Roy McMurtry, OC, OOnt, QC is a former politician who served as the Chief Justice of Ontario (1996–2007).

In 1978 Premier William Davis asked me to take on a second Cabinet position, namely to perform the duties of the Solicitor General as well as my role as the provincial Attorney General. The responsibilities of the Solicitor General included public safety, and it was in this role that I co-ordinated the provincial government’s response to the Mississauga derailment on November 10, 1979.

The derailment involved a one-hundred-and-six-car train and included a chlorine-filled tank car. Fear of this deadly gas led to the evacuation of virtually all of the city of Mississauga involving some two hundred and fifty thousand people, probably the largest peacetime evacuation ever.

The evacuation lasted for about six days and was remarkable for the co-operation of the people of Mississauga throughout the emergency, which attracted worldwide media attention. There were no protests or vandalism, simply people helping people, which I believe is fundamental to the culture of Ontario.


L’honorable Roy McMurtry, OC, OOnt, cr est un ancien politicien qui a occupé le poste de juge en chef de l’Ontario de 1996 à 2007.

En 1978, le premier ministre William Davis m’a demandé d’accepter un second poste au cabinet, celui de solliciteur général, et ce, en plus de mes fonctions de procureur général de la province. La sécurité publique était au nombre des responsabilités du solliciteur général. C’est donc moi qui ai coordonné la réponse du gouvernement provincial au déraillement survenu à Mississauga, le 10 novembre 1979.

Le train qui avait déraillé comprenait 106 wagons, dont un wagon-citerne rempli de chlorure. La peur générée par ce gaz mortel a entraîné l’évacuation de pratiquement tous les habitants de la ville de Mississauga, soit quelque 250 000 personnes. Il s’agissait probablement de la plus importante évacuation de l’histoire en temps de paix.

Pendant toute la durée de l’évacuation, environ six jours, la population de Mississauga a fait preuve d’un sens remarquable de la coopération, ce qui a attiré l’attention des médias du monde entier. Nous n’avons été témoins d’aucune manifestation ni d’aucun acte de vandalisme, mais d’une entraide pure et simple, ce qui, je crois, constitue le cœur de la culture de l’Ontario.

49. Janice Stein

Toronto subway train / Le métro de Toronto
Toronto subway train | Le métro de Toronto
Phontip Sananikone

Janice Stein, CM, OOnt is the Founder of the Munk School of Global Affairs at the University of Toronto.

On a crisp fall day, I ducked into the subway for a quick ride downtown. I looked for a seat in the crowded car, but it was full. Within a few minutes, a young man stood up and offered me his seat. I accepted with gratitude and asked him where he was from; I could tell from his halting English that he had recently arrived. He told me that he had come from Aleppo and we began a lively conversation about a city that I had visited more than once.

Just then the subway lurched, stopped, and the lights went out. The young man began to tremble; he told me that when he finds himself in a confined dark space, he returns to the cellar he hid in when Aleppo was bombed. I reached out to hold his hand and reassured him that he was now in Toronto. He grabbed my hand and held tight — to Toronto.


Janice Stein, CM, OOnt est la fondatrice de l’École Munk des affaires internationales de l’Université de Toronto.

Par une journée fraîche d’automne, je me suis faufilée dans le métro pour aller vite au centre-ville. J’ai cherché une place dans la voiture achalandée, mais elle était pleine. Sans tarder, un jeune homme m’a cédé sa place. J’ai accepté avec gratitude et je lui ai demandé d’où il venait. Son anglais hésitant me faisait croire qu’il venait d’arriver en ville. Il m’a raconté qu’il était d’Alep, ce qui a engendré une conversation animée au sujet d’une ville que j’avais visitée plus d’une fois.
À ce moment-là, la voiture a tangué, s’est arrêtée et nous avons été plongés dans le noir. Le jeune homme a commencé à trembler. Il m’a raconté que lorsqu’il se retrouve dans un lieu sombre et confiné, cela le ramène dans la cave où il se cachait pendant les bombardements à Alep. Je lui ai tendu la main et l’ai rassuré, lui disant qu’il était bien à Toronto. Il m’a pris la main, la serrant bien fort, jusqu’à Toronto.

50. David Onley

David Onley during his installation ceremony / David Onley lors de sa cérémonie d’investiture
David Onley during his installation ceremony | David Onley lors de sa cérémonie d’investiture

The Hon. David Onley, CM, OOnt served as the twenty-eighth Lieutenant Governor of Ontario (2007–2014).

Using my long leg braces and standing independently on the floor of the Legislative Chamber, I had just been sworn in as Ontario’s twenty-eighth Lieutenant Governor, the first with a physical disability.

Yet I still required the arm of my Chief Aide-de-Camp, Colonel Sandy Cameron, to climb the three steps to the Throne to deliver my installation address. I noted that need for assistance and concluded:

“Even as the longest journey begins with a single step, so too, the final steps to accessibility for an individual to achieve their potential may depend simply on another person’s strong arm, a helping hand, and an open mind. I am asking you today to be that person, be that role model.”

Countless Ontarians are role models of open minds and helping hands, enabling those with disabilities to achieve their full potential and, in so doing, help define us as a people.


L’honorable David Onley, CM, OOnt a été le 28e lieutenant-gouverneur de l’Ontario. Il a occupé ces fonctions de 2007 à 2014.

M’aidant de mes longues orthèses pour les jambes, je me tenais tout seul sur le plancher de l’Assemblée législative. Je venais d’être assermenté 28e lieutenant-gouverneur de l’Ontario, le premier à être atteint d’un handicap physique.

J’ai tout de même dû tenir le bras de mon aide de camp principal, le colonel Sandy Cameron, pour monter les trois marches menant au trône afin d’y prononcer mon allocution d’installation. J’ai fait allusion à ce fait dans mon discours et j’ai conclu en disant :

« Le plus long des voyages commence par un seul pas, et il en va de même des derniers pas donnant lieu à l’accessibilité d’une personne. Pour qu’elle se réalise pleinement, elle peut simplement dépendre du bras fort d’une autre personne, d’une main tendue et d’une ouverture d’esprit. Aujourd’hui, je vous demande d’être cette personne, d’être ce modèle. »

D’innombrables Ontariens sont des modèles d’ouverture d’esprit et de mains tendues, aidant les personnes atteintes d’un handicap à réaliser toutes leurs possibilités. Ce faisant, leurs gestes nous aident à nous définir en tant que peuple.

51. Joe Roberts

Joe Roberts
Joe Roberts
The Push for Change

Joe Roberts is an author, motivational speaker, and CEO of Mindware Design Communications.

Growing up in Barrie, I never dreamed I would end up a homeless youth. I left home and school before sixteen years of age and might not have survived if it were not for supports. With help from my mom and an Ontario Provincial Police officer I got a second chance and turned my life around in a significant way.

I wanted to “pay it forward” so I thought, “why not walk across Canada to help prevent youth homelessness?” After all, crossing Canada for charity is kind of a pastime of ours. That’s how the Push for Change started.

As of today I have walked four thousand kilometres across Canada and have travelled through countless communities. And one thing is constant: Canadians will always rise up to meet you when you take a stand for something you believe in. That’s what makes us special. I’m looking forward to walking into Barrie.


Joe Roberts, directeur général de Mindware Design Communications, est aussi un auteur et un conférencier motivateur.

Ayant grandi à Barrie, je n’ai jamais imaginé que je finirais dans la rue. J’ai quitté la maison et l’école avant l’âge de 16 ans, et je n’aurais peut-être pas survécu sans l’aide que j’ai eue. Grâce à ma mère et à un agent de la police provinciale, j’ai eu une seconde chance et changé complètement de vie.

Je voulais « donner au suivant », alors je me suis dit « pourquoi ne pas traverser le Canada à pied pour contribuer à la prévention de l’itinérance chez les jeunes? ». Après tout, traverser le Canada pour la charité, c’est un peu notre passe-temps. C’est ainsi que s’est fait le déclic.

J’ai déjà franchi 4 000 kilomètres sur le territoire canadien et j’ai arpenté d’innombrables collectivités. Mais une chose est constante : les Canadiens se déplacent toujours pour venir rencontrer quelqu’un qui agit par conviction. C’est ce qui nous distingue. J’ai hâte de me rendre à Barrie.