55. Kamal Al-Solaylee

Subway train / Le metro
Subway train | Le metro
Phontip Sananikone

Kamal Al-Solaylee is a university professor, journalist, and author.

Toronto’s transit system may get hostile reviews from its riders, but my sense of place in Ontario began with a ride on its subway twenty years ago. It was my second day in Toronto, having arrived the night before (from England) on a landed-immigrant visa. I didn’t know what to expect of Canada, but my experience of life in England taught me to be nervous about public transport, especially at night. Inebriated weekend crowds always hurled verbal or physical abuse at people of colour. But as I travelled through the Yonge line from Downsview to Dundas station, I was struck by the city’s mix of racial groups, languages and demographics. I no longer felt like an outsider but an immediate part of the city’s long history of welcoming strangers. This funding-starved transit system continues to be a gateway into the richness of Ontario’s and Canada’s largest city. Long may it stay that way.


Kamal Al-Solaylee est un journaliste, auteur et enseignant universitaire.

Même si le réseau de transport collectif de Toronto suscite des commentaires peu élogieux de la part de ses usagers, c’est dans le métro que mon sentiment d’avoir ma place en Ontario est né, il y a 20 ans. C’était mon deuxième jour à Toronto, j’étais arrivé d’Angleterre la veille avec un visa de résident permanent. Je ne savais pas à quoi m’attendre du Canada, mais mon expérience de vie en Angleterre m’avait appris à craindre les transports publics, surtout la nuit. Les usagers éméchés du la fin de semaines avaient l’habitude d’agresser verbalement et physiquement les gens de couleur. En me déplaçant en métro, sur la ligne Yonge entre les stations Downsview et Dundas, j’ai été stupéfié par la diversité démographique, linguistique et raciale qu’on y retrouvait. Je ne me sentais plus comme un étranger, mais déjà comme faisant partie intégrante de l’histoire de cette ville d’accueil pour les étrangers. Ce système de transport en commun sous-financé demeure malgré tout une fabuleuse porte d’entrée sur la diversité de la plus grande ville de l’Ontario et du Canada. Espérons que ce sera le cas longtemps encore.