54. Maayan Ziv

Photo by / par Maayan Ziv
Maayan Ziv for PhotoSensitive

Maayan Ziv is a photographer, entrepreneur, and accessibility advocate.

We took the ferry to Ward’s Island and made our way to the boardwalk. We began all our trips that way, on the same trail, like a ritual. It was quiet and warm, and a soft breeze reminded us that we were near the lake. Soon we came to the point where the dirt path met the boardwalk, but this time the step up was higher. The concrete ledge was jagged and my wheels spun in the dirt, struggling to make the jump. We forged a makeshift ramp from branches and loose rocks. With enough speed we thought I could make it, but my wheelchair clanked and rattled and soon I was stuck on the ledge. Pushes weren’t helping. We weren’t sure what to do. Soon we were met by four young men on the trail. Without much discussion each of them grabbed hold of the chair, and on a count of three lifted me and my four-hundred-pound wheelchair to freedom.


Maayan Ziv est une photographe, entrepreneure et défenseure des droits à l’accessibilité.

Nous avons pris le traversier de Ward’s Island et nous sommes arrivés au trottoir de bois. Nous commencions tous nos voyages comme cela en empruntant le même sentier, comme un rituel. Tout était calme, le temps était doux et une légère brise nous rappelait notre proximité du lac. Bientôt, nous sommes arrivés là où se croisent le sentier de terre et le trottoir, mais cette fois-ci, la marche était plus haute. Le bord de ciment était inégal et mes roues glissaient comme j’essayais de passer par-dessus. Nous avons fabriqué une rampe à l’aide de branches et de pierres. Nous pensions qu’avec un bon élan, je pouvais enjamber le bord du trottoir, mais mon fauteuil roulant s’est embourbé et il s’est vite retrouvé accroché au bord. Me pousser n’aidait pas. Nous ne savions plus trop quoi faire. C’est alors que quatre jeunes hommes sont arrivés. Sans perdre de temps, chacun a pris un côté de mon fauteuil et, au compte de trois, ils m’ont levée ainsi que mon fauteuil de 400 livres et m’ont liberée de cette fâcheuse position.