99. Farah Mohamed

Niagara Falls / Les chutes Niagara
Niagara Falls / Les chutes Niagara
Chris Thomaidis

Farah Mohamed is the Founder and CEO of G(irls)20.

For some people, Niagara Falls is a wonder of the world or a honeymoon destination. For me, from the age of three, it has symbolized an escape and, at the same time, a place of belonging. My family came to Canada as refugees from Uganda. We were on a limited budget so I can imagine the struggle my parents faced to keep my sister and me occupied. As we were residents of St. Catharines, Niagara Falls was close enough to visit yet far enough to be an adventure. I remember the picnics my mom would pack and the treats my dad would sneak in. I recall the sound of the Falls, the mist that would spray us if we got too close. Some forty years later, I admit that I fall back into kid mode whenever I find myself in front of the Falls — mesmerized by its beauty and scared of its power yet standing on my tiptoes to try to see the bottom.


Farah Mohamed est la fondatrice et directrice générale de l’organisme G(irls)20.

Pour certaines personnes, les chutes Niagara sont une merveille du monde ou une destination de lune de miel. Pour moi, depuis l’âge de trois ans, elles symbolisent une évasion et, en même temps, un lieu d’appartenance. Ma famille est venue au Canada en tant que réfugiée de l’Ouganda. Nous avions un budget limité, alors j’imagine que mes parents ont eu beaucoup de créativité pour que moi et ma sœur soyons occupées. En tant que résidents de St. Catharines, les chutes Niagara étaient assez proches pour s’y rendre, mais tout de même assez loin pour qu’elles demeurent un lieu d’aventure. Je me souviens des pique-niques que ma mère emballait et des friandises que mon père y ajoutait. Je me souviens du bruit des chutes, de la brume qui nous arrosait légèrement si nous nous approchions trop. Quelque 40 ans plus tard, j’avoue que je me sens comme une enfant chaque fois que je me retrouve devant les chutes, hypnotisée par leur beauté et effrayée de leur puissance, tout en me tenant sur mes orteils afin d’essayer de voir le fond.

100. Celia Medcalf

Thousand Islands / Les 1 000 Îles
Thousand Islands / Les 1 000 Îles, 1959
AO | APO

Celia Medcalf lives in Brockville. One parent immigrated to Ontario after the Second World War. The other’s ancestors came before Confederation.

The Indigenous meaning of the name alludes to water. I like the “O” at its bow and stern. I hear the French au and eau. I see O in voyageur, diplomatic history, Loyalist. O as in Constitution Act, Union Act, and British North America Act. Or the O which loosely connects Lieutenant Governor Simcoe’s Old York of 1792 to Toronto, the capital of the new province, in 1867. O in global innovation. O in equal opportunity and social development. So much to be proud of!

O can be reflected as the digit “0” in the waters of one huge beautiful territory too. The 1,000 Islands and the 30,000 Islands are a small fraction of the province’s roughly one million square kilometres. How fortunate we are with the abundant natural landscapes, biodiversity, and ecosystem services cuddled in so much fresh water.

Let’s respect the O in our wow factor, through a responsible economy and protected environment!


Celia Medcalf vit à Brockville. Un de ses parents a immigré en Ontario après la Deuxième Guerre mondiale, et les ancêtres de l’autre sont arrivés avant la Confédération.

Le mot « Ontario » en langue autochtone évoque l’eau. J’aime la proue et la poupe du « O ». J’y vois les mots au et eau; le « O » dans « voyageur », « histoire diplomatique », « loyaliste », « loi constitutionnelle », « Acte d’union », « Actes de l’Amérique du Nord britannique »; le « O » qui relie le vieux York de 1792, celui du lieutenant-gouverneur Simcoe, à Toronto, capitale provinciale en 1867. « O », comme dans innovation mondiale, « occasions d’avoir des chances égales » et « développement social ». Autant de choses dont on peut être fiers!

Le « O » de l’Ontario comme les zéros dans les 1 000 Îles et les 30 000 Îles, ce majestueux territoire composé d’eau et de terres, soit une infime portion de cette vaste province d’environ un million de kilomètres carrés. Quelle chance nous avons de vivre avec cette abondance — paysages naturels, biodiversité et services écosystémiques — blottie au sein de vastes étendues d’eau douce.

Émerveillons-nous avec le « O » — favorisons une économie responsable et protégeons l’environnement!

101. Shawn Micallef

Viewing Detroit / Coup d’œil à Detroit
Viewing Detroit | Coup d’œil à Detroit
Shawn Micallef

Shawn Micallef is a writer whose latest book is Frontier City: Toronto on the Verge of Greatness.

Borderland Ontario. Heading west past Chatham on Highway 401, Ontario becomes the flattest place on earth. Glimpses of the Detroit skyline across farmland come into view around the Essex County line at Tilbury. Growing up in the borderlands, seeing America from our Ontario homes was as common as Torontonians using the CN Tower as their reference point. Windsor and Detroit form the only cross-border metropolis along our shared border, and the two cultures and economies overlap and mix. We would sit by the Detroit River and see the electric glow and hear the crowd from Tiger baseball games on hot summer nights and admire that skyline as if it were our own. The international relationship Canada frets about the most is intimate and lived every day in Windsor, affording a great perspective on the US, but also Canada, something I’ve tried not to let go of.


Shawn Micallef est un auteur dont le dernier ouvrage publié s’intitule Frontier City: Toronto on the Verge of Greatness.

Région frontalière de l’Ontario. Sur l’autoroute 401, en direction ouest, l’Ontario devient l’endroit le plus plat de la Terre. Aux limites du comté d’Essex, à Tilbury, on aperçoit la ligne d’horizon de Détroit, par-delà les terres agricoles. Habiter la zone frontalière de l’Ontario, c’est avoir l’Amérique pour point de repère, comme la Tour CN pour les Torontois. Windsor et Détroit forment la seule métropole transfrontalière le long de la frontière canado-américaine. Les deux cultures et les deux économies s’y chevauchent et s’y mélangent. Par de chaudes nuits d’été, il suffisait de s’asseoir au bord de la rivière Détroit pour apercevoir la lueur des projecteurs qui éclairaient les parties de baseball des Tigers et pour entendre les acclamations de la foule. On admirait cette ligne d’horizon comme si elle nous appartenait. La relation internationale qui préoccupe le plus le Canada se vivait quotidiennement et intimement à Windsor. Nous avions alors une excellente perspective sur les États-Unis et le Canada que je tente d’ailleurs de conserver.

102. Ann YK Choi

Flowerpot Island / L’île Flowerpot
Flowerpot Island / L’île Flowerpot
Susan David

Ann YK Choi is the author of Kay’s Lucky Coin Variety and is a teacher with the York Region District School Board.

My husband, daughter, and I embraced Ontario’s slogan “Yours To Discover” by driving along the Great Lakes’ shorelines and exploring communities, both big and small. A child’s tombstone in the remote town of Gogama, a conversation with a blind hiker on Flowerpot Island, and kimchi found in Korean restaurants dotted all over the province were among the things that left me wanting to write about what I saw and experienced. As an ESL student struggling to adapt to a new country, I realized early on the beauty of the English language and the opportunities that learning it would open for me. Yet, it would take decades before I found the courage to write my stories. In “discovering” Ontario’s many treasures, I found the inspiration to share them. Forty-two years ago my parents chose Canada — chose Ontario as our new home. We didn’t know then how wisely they had chosen, and how grateful I’d be one day.


Ann YK Choi est l’auteure du roman Kay’s Lucky Coin Variety; elle est également enseignante au sein du Conseil scolaire du district de York.

Mon époux, ma fille et moi-même avons adopté la devise de l’Ontario « Tant à découvrir », en conduisant le long des rives des Grands Lacs et en explorant les collectivités, grandes et petites. La tombe funèbre d’un enfant dans la ville éloignée de Gogama, une conversation avec un cycliste aveugle sur l’île Flowerpot, et du kimchi trouvé dans des restaurants coréens parsemés dans toute la province, sont parmi les choses qui m’ont incitée à écrire au sujet de ce que j’ai vu et expérimenté. À titre d’étudiante de l’anglais, langue seconde, s’efforçant de s’adapter à un nouveau pays, j’ai réalisé rapidement la beauté de la langue anglaise et les possibilités que son apprentissage m’ouvrirait. Pourtant, des décennies se sont écoulées avant que je trouve le courage d’écrire mes histoires. En « découvrant » les nombreux trésors de l’Ontario, j’ai trouvé l’inspiration pour les partager. Il y a 42 ans, mes parents ont élu domicile au Canada — choisissant l’Ontario comme notre nouvelle demeure. Nous ne savions pas alors à quel point leur décision était sage, et dans quelle mesure je leur serais reconnaissante aujourd’hui.

103. Mike Harris

North Bay gateway / L’entrée de North Bay
North Bay gateway / L’entrée de North Bay, 2015
Tam Samworth

Michael D. “Mike” Harris served as the twenty-second Premier of Ontario (1995–2002).

For me, the essence of Ontario always has been and always will be Northern Ontario. Our North represents and magnifies everything I love about our great province: pristine water, rich natural resources, majestic wildlife, and people with a strong work ethic and an inspiring spirit of community. I have been fortunate to have both lived and worked throughout our beautiful province, but I always feel most at home in the North. And I find great joy in experiencing all that it has to offer with my children and grandchildren.

As we look to Ontario’s next one hundred and fifty years, it will be so important to ensure that Northern Ontario can prosper and grow. We must find that perfect balance between a thriving resource-based economy and stewardship of the land for the generations that will come after us. A strong and beautiful North in a strong and beautiful Ontario is something worth celebrating.


Michael D. « Mike » Harris a été le 22e premier ministre de l’Ontario de 1995 à 2002.

Pour moi, l’essence de l’Ontario a toujours été et sera toujours le Nord ontarien. Notre Nord représente et amplifie tout ce que j’aime au sujet de notre superbe province : des eaux pures, de riches ressources naturelles, une faune majestueuse, et des personnes ayant une éthique de travail solide et un esprit de communauté inspirant. J’ai eu la chance d’avoir vécu et travaillé partout dans notre superbe province, mais je me suis toujours senti le plus chez moi dans le Nord. Et j’éprouve beaucoup de joie à faire l’expérience de tout ce qu’il a à offrir, avec mes enfants et petits-enfants.

Alors que nous envisageons les 150 prochaines années de l’Ontario, il sera très important de veiller à ce que le Nord ontarien puisse prospérer et croître. Nous devons trouver l’équilibre parfait entre une économie prospère fondée sur les ressources, et l’intendance du territoire pour les générations qui viendront après nous. Un Nord solide et merveilleux dans un Ontario solide et merveilleux est quelque chose qu’il vaut la peine de célébrer.

104. Geoff Cape

Evergreen Brick Works
Evergreen Brick Works
Evergreen

Geoff Cape is the Founding CEO of Evergreen. In 1999, he was named one of Canada’s Top 40 Under 40.

Ontario’s great landscape has always been my backyard. The chance to play, explore, and connect with nature has profoundly shaped my perspective and my work. We are defined by our vast lakes, meandering rivers, and wooded forests as much as we are defined by our cultural diversity and our vibrant cities. Yet so many of us living in urban centres are not connected to these natural wonders. Over the past one hundred and fifty years Ontario has changed with more people, more buildings, more cars, and more roads, but our lakes, our rivers, and our forests transcend all of this with grace in all four seasons. The forty-four-thousand-acre ravine system of Toronto is the largest urban river system in the world, and it connects to our 1.8 million-acre Greenbelt, offering the foundation for a great future — connecting our cities to the natural landscape of Ontario.


Geoff Cape est le fondateur et chef de la direction d’Evergreen. Il a été du nombre des « 40 Canadiens performants de moins de 40 ans » en 1999.

Le superbe paysage de l’Ontario a toujours été ma cour arrière. La chance de jouer, d’explorer et de connecter avec la nature a façonné profondément ma perspective et mon travail. Nous sommes définis par nos vastes lacs, nos rivières sinueuses et nos forêts boisées, autant que nous sommes définis par notre diversité culturelle et nos villes dynamiques. Pourtant, tellement d’entre nous qui vivons dans les centres urbains n’ont pas de liens avec ces merveilles naturelles. Au cours des 150 dernières années, l’Ontario a changé, avec un plus grand nombre de gens, d’immeubles, d’automobiles et de routes, mais nos lacs, nos rivières et nos forêts transcendent tout ceci avec grâce, et ce, tout au long des quatre saisons. Le système de ravins de 44 000 acres de Toronto est le réseau hydrographique urbain le plus important au monde, et il connecte avec notre ceinture de verdure de 1,8 million d’acres, offrant le fondement pour un avenir fantastique — reliant nos villes aux paysages naturels de l’Ontario.

105. Alex Bozikovic

Toronto-Dominion Centre / Centre Toronto-Dominion
Toronto-Dominion Centre | Centre Toronto-Dominion
Vik Pahwa

Alex Bozikovic is The Globe and Mail’s Architecture Critic and the co-author of Toronto Architecture: A City Guide.

My father worked in a black box in the sky — as massive and dark as the Death Star. This was my childhood sense of the Toronto-Dominion Centre, gained from visits through the glimmering stone lobby and up an endless elevator ride. I know now that I had it half right. The black steel towers were tall and sober, mystical in precision and restraint, the language of modernist master Mies van der Rohe applied to a city of brick and grime. But as I look at the TD Centre today, it is not fearsome at all: within a chest-bumping cluster of skyscrapers, it is a humane work of art, from gracious granite plaza to precise proportions of matte steel I-beams, and the grain of the oak in its banking hall. My father no longer works there, but I sometimes stop beneath the towers just to catch my breath. In a world that feels smaller and noisier and more complex, this place continues to reach, quietly and gracefully, for the heavens.


Alex Bozikovic est un critique d’architecture au journal The Globe and Mail et le coauteur de Toronto Architecture : A City Guide.

Mon père travaillait dans une boîte noire dans le ciel — aussi massive et sombre que l’étoile de la mort. C’était mon impression d’enfance du Centre Toronto-Dominion, acquise au cours de visites en passant par le hall de réception en pierre scintillante pour prendre l’ascenseur, qui montait interminablement. Je sais aujourd’hui que je n’avais compris qu’à moitié. Les tours d’acier noir étaient hautes et sobres, mystiques de précision et de retenue, le langage du maître moderniste Mies van der Rohe appliqué à une ville de briques et de souillures. Mais, lorsque je regarde le Centre TD aujourd’hui, il n’est pas effrayant du tout: faisant partie d’une grappe de gratte-ciel dont nous nous targuons, c’est une œuvre d’art humaine, depuis la gracieuse esplanade de granite jusqu’aux proportions précises des poutres d’acier mat, et au grain de chêne du hall de la banque. Mon père ne travaille plus là, mais parfois je m’arrête juste sous les tours pour reprendre mon souffle. Dans un monde qui semble plus petit, plus bruyant et plus complexe, cet endroit continue de tendre vers le ciel, silencieusement et gracieusement.

106. Chris Bateman

CN Tower / La Tour CN
CN Tower | La Tour CN
Tom Ryaboi

Chris Bateman is an award-winning freelance journalist and public historian.

The CN Tower is one of the most important buildings in Canada. Like it or loathe it, the five-hundred-and-fifty-three-metre concrete tower, opened to the public on June 26, 1976, is the defining structure of Toronto and often the country. It’s the building distinguishing the skyline from other world cities, a constant presence, a benevolent giant.

The CN Tower was one of my first stops as a tourist in 2005. I remember looking down on the city without knowing my future wife and many soon-to-be friends and co-workers were below me. Six years later I found myself looking up at the CN Tower as a historian of Toronto.

“The only place higher that man’s ever stood on a stationary base, except for a mountain peak, is the moon,” wrote the Toronto Star’s Paul King in a pullout section on the day the tower opened.

“On Earth, man can climb no higher in any enclosed structure.”


Chris Bateman est un journaliste pigiste primé et un historien public.

La Tour CN est l’un des plus importants édifices du Canada. Qu’on l’aime ou qu’on la déteste, la tour de béton de 553 mètres, ouverte au public le 26 juin 1976, est la structure qui définit Toronto et, souvent, le pays. C’est l’édifice qui distingue l’horizon des autres villes du monde, une présence constante, un géant bienveillant.

La Tour CN a été l’un de mes premiers arrêts en tant que touriste, en 2005. Je me souviens d’avoir observé la ville d’en haut, sans savoir que ma future épouse et mes prochains amis et collègues étaient en bas. Six ans plus tard, je me retrouve à regarder la Tour CN en tant qu’historien de Toronto.

« La seule place élevée où l’homme se soit tenu sur une base fixe, à l’exception des sommets de montagnes, est la Lune », a écrit Paul King, du Toronto Star, dans une section détachable, le jour de l’ouverture de la tour.

« Sur la Terre, l’homme ne peut pas monter plus haut dans une structure fermée. »

107. Christopher Armstrong

New City Hall / Le nouvel hôtel de ville
New City Hall / Le nouvel hôtel de ville
Sam javanrouh

Christopher Armstrong is the author of Civic Symbol: Creating Toronto’s New City Hall, 1952–1966.

Toronto had long planned a grand civic square to the west of the existing city hall on Queen Street. But nothing happened. When I worked in that area in the 1950s it was a jumble of junkyards and car repair shops, but in 1957 municipal voters finally approved an international architectural competition to choose a design for a new building. The transformation was remarkable.

When Toronto’s New City Hall opened in 1965, the iconic building designed by Finnish architect Viljo Revell became a symbol for the city. Two curving towers cupping the clam-shaped council chamber sat at the head of a vast new square, reflecting the wish of local leaders to leave behind the city’s staid image and show a modern visage with an aspiration to become the metropolitan centre of the nation. Residents still flock to the square for public events, political rallies, and entertainment, making it the heart of Toronto.


Christopher Armstrong est l’auteur de l’ouvrage Civic Symbol: Creating Toronto’s New City Hall, 1952–1966.

La ville de Toronto planifiait depuis longue date une grande place publique à l’ouest de la mairie, sur la rue Queen. Mais rien ne bougeait. Lorsque je travaillais dans ce secteur, dans les années 1950, c’était un fouillis de dépotoirs à ferrailles et d’ateliers de réparation de voitures, mais en 1957, les dirigeants municipaux ont enfin approuvé le lancement d’un concours d’architecture international pour la conception d’un nouvel immeuble. La transformation a été phénoménale.

Lorsque le nouvel hôtel de ville a ouvert ses portes en 1965, l’édifice emblématique dessiné par l’architecte finlandais Viljo Revell est aussitôt devenu un véritable symbole de la Ville reine. Les deux tours courbées ceinturant la « palourde » qui abrite la salle du conseil trônaient maintenant au fond d’une vaste place, concrétisant la volonté des autorités locales de laisser derrière l’image morne de la ville et de montrer un tout nouveau visage pour ce qui deviendrait le centre métropolitain de la nation. Aujourd’hui, les citoyens continuent d’affluer vers la place de la mairie pour assister à des spectacles, des festivités publiques et des rassemblements politiques, faisant de cette esplanade le cœur même de Toronto.

108. Oleksandra Budna

Sleeping Giant Provincial Park / Parc provincial Sleeping Giant
Sleeping Giant Provincial Park | Parc provincial Sleeping Giant
Oleksandra Budna

Oleksandra Budna moved to Ontario from Ukraine thirteen years ago. She travels extensively with her husband and two children.

After hours of biking and hiking, we finally come to the end of our twelve-kilometre trek, part the bushes, and find ourselves at the edge of a cliff. We are on top of a rock formation known as Sleeping Giant, somewhere around his knees. The rest of his body stretches to the right, his head touching puffy clouds in the distance. He is sleeping, lulled by the cool waters of Lake Superior. As we stand awed by the majestic expanse of the lake, we listen to the wind whispering stories in our ears. Of Ojibwa and Sioux warriors, a secret silver mine, and the Great Spirit, Nanabijou, who turned to stone when the location of the mine was revealed to white men. Of all the people who have called this breathtaking yet harsh land their home. Of the travellers who have come here by land and water to marvel at its beauty. Now our story is part of this melodious refrain.


Oleksandra Budna s’est installée en Ontario il y a treize ans, en provenance de l’Ukraine. Elle voyage beaucoup avec son mari et ses deux enfants.

Après des heures de halètement et de transpiration, nous arrivons enfin à la fin de notre randonnée de 12 kilomètres, ouvrons les buissons, et nous retrouvons au bord d’une falaise. Nous sommes au sommet d’une formation rocheuse appelée le Sleeping Giant, quelque part autour de ses genoux. Le reste de son corps s’étend à droite, sa tête touchant des nuages gonflés, au loin. Il dort, bercé par les eaux fraîches du lac Supérieur. Alors que nous nous tenons bouche bée devant cette étendue majestueuse du lac, nous écoutons le vent, qui chuchote des histoires à nos oreilles, des histoires des guerriers ojibwas et sioux, d’une mine d’argent secrète, et du Grand Esprit, Nanabijou, qui s’est transformé en pierre lorsque l’emplacement de la mine a été révélé aux hommes blancs. Le vent nous parle également de toutes les personnes qui ont appelé ce territoire époustouflant, mais dur, leur port d’attache, de tous les voyageurs qui sont venus ici par voies terrestre et maritime pour s’émerveiller devant sa beauté. Aujourd’hui, notre histoire fait partie de ce refrain mélodieux.