80. Loren Wells

A. Macphail
A. Macphail (Front | à l’avant)
South Grey Museum

Loren Wells served as the Deputy Chief Electoral Officer of Ontario (2001–2014).

In April 1917, a historic amendment was made to Ontario’s electoral legislation, extending the right to vote to the vast majority of women in Ontario.

Some months after that, the law was changed again to allow women to become candidates for election to the Legislative Assembly. It was not until 1943, however, that two women, Agnes Macphail and Rae Luckock, were elected as members of the province’s Legislature.

Through the last one hundred years, women have held significant positions within Ontario’s electoral democracy, serving not only as members of the Legislature, but as leaders of political parties, Cabinet ministers, Premier, and Lieutenant Governor.

Being involved in the administration of provincial elections for almost four decades, I saw firsthand the impact that these changes had on Ontario’s electoral process. The people of Ontario can be proud of their electoral heritage.

Loren Wells a occupé les fonctions de directrice générale adjointe des élections de l’Ontario de 2001 à 2014.

En avril 1917, un amendement historique a été apporté à la législation électorale de l’Ontario afin d’accorder le droit de vote à la grande majorité de femmes en Ontario.

Quelques mois plus tard, la loi fit l’objet d’autres modifications en vue de permettre aux femmes de se porter candidates à la députation. Il a fallu attendre en 1943, toutefois, avant que deux femmes, Agnes Macphail et Rae Luckock, soient élues à l’Assemblée législative de l’Ontario.

Au cours des cent dernières années, les femmes ont occupé des postes importants au sein de la démocratie électorale de l’Ontario, siégeant non seulement comme membre de l’Assemblée législative, mais aussi comme chef de partis politiques, ministre, première ministre et lieutenante-gouverneure.

Travaillant à l’administration des élections provinciales depuis presque 40 ans, je suis à même de constater les répercussions de ces changements sur le processus électoral de l’Ontario. Les citoyens de l’Ontario peuvent être fiers de leur patrimoine électoral.

79. Terry Weymouth

Deborah Baic, The Globe and Mail

Terry Weymouth worked in the automotive industry until 2005, when she became a National Skilled Trades Training Co-ordinator for Unifor.

As a successful woman in trades, for me what makes Ontario great is the opportunities that our auto industry has provided for women.

I’m a third-generation auto worker, a licensed electrician, and a national skilled trades training co-ordinator for my union — Unifor.

Thirty years ago, as a young mother and apprentice electrician in Windsor, I was uncertain of my future. As I sat in my garage, trying to memorize the names of the tools of my trade, I could not have imagined being where I am today. My work with the union has contributed to changing attitudes about who can become a skilled tradesperson, and I have witnessed first-hand the progress that women are making in the industry and the workplace.

Ontario’s auto industry has not only created opportunities for women, it has also helped build a strong economy and contributed to the bright future of all Ontarians.

Terry Weymouth a travaillé dans l’industrie automobile jusqu’en 2005; elle assume depuis les fonctions de coordonnatrice nationale de la formation dans les métiers spécialisés chez Unifor.

Étant une femme de métier prospère, ce que je trouve emballant en Ontario, ce sont les occasions que notre industrie de l’automobile offre aux femmes.

Je suis de la troisième génération de travailleurs de l’automobile; je suis électricienne autorisée et coordonnatrice de la formation nationale des gens de métiers pour mon syndicat, Unifor.

Il y a 30 ans, j’étais une jeune mère et apprentie électricienne de Windsor, incertaine de son avenir. Assise dans mon garage à mémoriser les noms des outils de mon métier, je n’aurais jamais imaginé être là où je suis aujourd’hui. Mon travail au sein du syndicat a contribué à changer les mentalités, à savoir par exemple qui peut exercer un métier spécialisé, et j’ai pu constater personnellement les progrès que les femmes ont accomplis dans l’industrie et le monde du travail.

L’industrie automobile de l’Ontario n’a pas seulement offert des occasions aux femmes, elle a aussi contribué à l’essor de l’économie et à créer un bel avenir pour tous les Ontariens.

78. Zarene and Davi

Snowy day
Snowy day
Sam Javanrouh

Yorktown Family Services is a community agency serving children, youth, and families. Zarene and Davi are pseudonyms.

My son Davi and I left Yemen to join my husband in Canada in 2015. I wondered what life would be like in this new country… My husband had always been violent toward me; I didn’t expect this to be any different in Canada, and it wasn’t. However, what was different was that the violence wasn’t accepted here, like it was at home. A neighbour called the police, and Davi and I went to live at Yorktown Shelter for Women. I had never heard of a shelter for women, where I came from. At the Shelter, the Male Child-Advocate Worker, who is a social worker and counsellor, helped Davi to understand that a boy doesn’t need to be violent or overpower others to be a man. Davi and I moved out of the Shelter eight months later and began our new lives. I learned that Canada really cares about women.

Yorktown Family Services est une agence communautaire au service des enfants, des jeunes et des familles. Zarene et Davi sont des pseudonymes.

Mon fils, Davi, et moi avons quitté le Yémen pour rejoindre mon mari au Canada en 2015. Je me demandais ce que serait notre vie dans ce nouveau pays… Mon mari avait toujours été violent avec moi; je ne m’attendais pas à ce que ce soit différent au Canada, et ce ne l’était pas. Toutefois, ce qui est différent, c’est que la violence n’est pas acceptée ici comme dans mon pays. Un voisin a appelé la police, et Davi et moi sommes allés vivre à la maison d’hébergement pour femmes battues de Yorktown. Je n’avais jamais entendu parler d’une telle maison dans mon pays. La travailleuse sociale et conseillère auprès des jeunes garçons a expliqué à Davi qu’un garçon n’a pas à être violent ou à dominer les autres pour être un homme. Davi et moi avons quitté la maison d’hébergement huit mois plus tard et nous avons commencé notre nouvelle vie. J’ai appris que le Canada se préoccupe vraiment des femmes.

77. Barbara Hall

Swimmers / Nageuses
Archives of Ontario | Archives publiques de l’Ontario

Barbara Hall, CM served as Toronto’s Mayor (1994–1997) and Chief Commissioner of the Ontario Human Rights Commission (2005–2015).

Walking to the Riverdale pool for a swim on a sweltering summer day, I met a childhood friend, Beth, and asked her to join me. She said she couldn’t swim, which surprised me because my recollection was that as children we often went swimming together. She replied that I must have forgotten that as a Jew she was barred from the pool and never learned to swim.

When I was a city councillor in Toronto, my seatmate and I each had partners, mine was covered by our workplace benefit plans, his was not; mine was called husband, his same-sex partner.

I love Ontario and Canada passionately, the land and the people, but these stories and many others show privilege and inequity side by side in our society. I am proud of the progress that equity-seeking individuals and groups have fought for and obtained, but so much remains for us to do.

Barbara Hall, CM a été la mairesse de Toronto, de 1994 à 1997, et commissaire en chef de la Commission ontarienne des droits de la personne de 2005 à 2015.

En me rendant à la piscine Riverdale par une journée d’été de chaleur accablante, j’ai rencontré une amie d’enfance, Beth, et lui ai demandé de venir se baigner avec moi. Elle m’a dit qu’elle ne savait pas nager, ce qui m’a étonnée parce que, selon mes souvenirs d’enfance, nous allions souvent nous baigner ensemble. Elle m’a répondu que j’avais dû oublier qu’en tant que juive, elle était interdite d’accès à la piscine et n’avait jamais appris à nager.

Alors que j’étais conseillère municipale à Toronto, mon collègue et moi-même avions des partenaires; le mien était couvert par nos régimes d’avantages sociaux du milieu de travail; le sien ne l’était pas; le mien était appelé époux, le sien, partenaire de même sexe.

J’adore l’Ontario et le Canada passionnément, ainsi que le pays et les gens, mais ces histoires et de nombreuses autres font ressortir le privilège et l’iniquité qui existent côte à côte dans notre société. Je suis fière des progrès pour lesquels les personnes et les groupes en quête d’équité ont lutté et qu’ils ont obtenus, mais je constate qu’il nous reste encore beaucoup à faire.

76. RH Thomson

Vietnamese boat people / Réfugiés de la mer vietnamiens
Vietnamese boat people | Réfugiés de la mer vietnamiens
Toronto Star

Robert “RH” Thomson, CM is a television, stage, and film actor.

In Grade 5, a tall silent boy was brought into our class. His name was Tomas, he spoke no English and his family had escaped the tanks coming into his city. It was 1956 and Tomas’s arrival from Hungary made me start to think about the lives of others. Bing Lou ran the small Chinese restaurant in our small town, and I started to think about China. Dagmar’s family came from what was then Czechoslovakia. Young Americans arrived dodging the war in Vietnam. Then Vietnamese boat people arrived. As new Canadians come from every place in the world, the idea of Canada keeps expanding. I assumed my past was white because my people came from Scotland, until I found out that my great-great-great-great-grandmother was Mohawk. My being Canadian grew even richer. New faces continue to arrive, Canada continues to grow, and it is exhilarating.

Robert « RH » Thomson, CM poursuit une carrière d’acteur à la télévision, au cinéma et sur la scène.

En 5e année, un grand garçon silencieux a été amené dans notre classe. Il s’appelait Tomas, ne parlait pas l’anglais, et sa famille et lui avaient échappé aux chars d’assaut qui entraient dans leur ville. Nous étions en 1956, et l’arrivée de Tomas en provenance de la Hongrie m’a amené à réfléchir à la vie d’autrui. Bing Lou exploitait le petit restaurant chinois de notre petite ville, et j’ai commencé à réfléchir à la Chine. La famille de Dagmar venait de ce qui s’appelait alors la Tchécoslovaquie. De jeunes Américains réfractaires à la guerre du Vietnam arrivaient au pays. Puis des réfugiés de la mer vietnamiens sont arrivés. À mesure que de nouveaux Canadiens arrivent de partout dans le monde, l’idée du Canada ne cesse de s’élargir. Je présumais être d’origine blanche puisque mes ancêtres venaient de l’Écosse, jusqu’à ce que j’apprenne que mon arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère était Mohawk. Mon identité canadienne s’est enrichie davantage. De nouveaux visages continuent d’apparaître, le Canada continue de croître, et cela est exaltant.

75. Joanne Gervais

Joanne’s flag / Drapeau de Joanne
Joanne’s flag | Drapeau de Joanne
Joanne Gervais

Joanne Gervais is the sister of Gaétan Gervais, CM.

I remember the day my brother gave it to me. He told me to keep it because “it may be important one day”. It was 1975. I was eleven. And I had in my hand a six-by-ten-inch version of what would be the new Franco-Ontarian flag.

The flag was launched by a committee. My older brother, Gaétan Gervais, designed the flag, together with Michel Dupuis. Gaétan was a private person, and the two agreed to keep their involvement secret for decades. If the flag became established, their involvement would be unimportant. If the flag became forgotten, their involvement would be irrelevant.

Gaétan and Michel finally agreed to talk publicly about their contribution. Now, more than forty years later, Ontarians are more aware, not just of their contribution, but of the Franco-Ontarian culture they served.

Joanne Gervais est la sœur de Gaétan Gervais, CM.

Je me souviens du jour où mon frère me l’a donné. Il m’a dit de le garder parce que « il pourrait être important un jour ». C’était en 1975. J’avais 11 ans. Et j’avais dans ma main une version de 6 pouces sur 10 pouces de ce qui deviendrait le nouveau drapeau franco-ontarien.

Le drapeau a été lancé par un comité. Mon frère aîné, Gaétan Gervais, a conçu le drapeau, de concert avec Michel Dupuis. Gaétan était une personne discrète, et lui et Michel ont convenu de garder leur participation secrète pendant des décennies. Si le drapeau était adopté, leur participation serait sans importance. Si le drapeau était oublié, leur participation serait sans pertinence.

En définitive, Gaétan et Michel ont convenu de parler publiquement de leur contribution. Aujourd’hui, plus de 40 ans plus tard, les Ontariens sont plus conscients, non seulement de leur contribution, mais de la culture franco-ontarienne qu’ils ont servie.

74. Jennifer Keesmaat

Near Sault Ste. Marie / Près de Sault Ste. Marie
Near Sault Ste. Marie | Près de Sault Ste. Marie
Terry Wurdemann

Jennifer Keesmaat, Chief Planner for the City of Toronto, believes in creating places where people can flourish.

In 1945 my great uncle was executed by the Germans in the dunes just steps away from the “Orange Prison” where he and other resistance fighters, including my grandfather, were being held in Den Haag. Only months later, it was Canadians who took on the deadly task of liberating the Netherlands from Nazi occupation. For my grandfather, this act of generosity would define his future. Just five years later, he packed up his young bride and two small children and immigrated to Canada, leaving centuries of family history to begin life in a new land. To me, so much of Canada is about its landscape: the visual delight as summer gives way to fall, the sandy shorelines of Lake Erie, and the rocky cliffs of Georgian Bay. But my family reminds me again and again that we are bigger than that: we are a people of liberators who stand up to tyranny, who will, in the end, when the rest of the world is off celebrating, fight for justice.

Jennifer Keesmaat, planificatrice urbaine en chef à la Ville de Toronto, soutient la création d’espaces où les gens peuvent s’épanouir.

En 1945, mon grand-oncle a été exécuté par les Allemands dans les dunes à quelques pas de la « Prison Orange » où il était détenu avec d’autres combattants de la résistance, notamment mon grand-père, à Den Haag. Quelques mois plus tard, ce sont les Canadiens qui ont eu la tâche mortelle de libérer les Pays-Bas de l’occupation nazie. Pour mon grand-père, cet acte de générosité allait définir son avenir. Seulement cinq ans plus tard, il a pris sa jeune épouse et ses deux jeunes enfants et ils sont immigrés au Canada, laissant derrière des siècles d’histoire familiale pour recommencer leur vie au sein d’une nouvelle terre. Pour moi, le Canada est un pays qui regorge de beaux paysages : un délice visuel lorsque l’été cède sa place à l’automne, la beauté des rives sablonneuses du lac Érié et des falaises rocheuses de la baie Georgienne. Mais ma famille me rappelle souvent que nous sommes plus grands que cela : nous sommes un peuple de libérateurs qui résistent à la tyrannie et qui finira par se battre pour la justice devant le reste du monde.

73. Andromache Karakatsanis

Andromache Karakatsanis
Andromache Karakatsanis
Andrew Balfour

The Hon. Andromache Karakatsanis is a Puisne Justice of the Supreme Court of Canada. She was formerly Secretary of the Cabinet in Ontario (2000–2002).

Growing up in Toronto, my name always marked me as different. Andromache Karakatsanis. It was my grandmother’s name, and Andromache was a strong woman in Greek antiquity. My parents — Greek immigrants who came to Ontario with nothing but a dream for a better future — refused to let my teachers anglicize my name (Andrea? Ann?). It was a big name for a little girl. But I became proud of the strength of its heritage. My parents always told me that different could be better. I was lucky to benefit from the best of different cultures. As a practising lawyer, I sometimes grew weary of spelling my name in court every day. I still get frequent comments — well, that’s different! But in Canada differences are strengths. It is a land of astonishing generosity and diversity. And the daughter of Greek immigrants can become a justice of the Supreme Court of Canada. This illustrates the opportunity of Canada.

L’honorable Andromache Karakatsanis est juge puînée à la Cour suprême du Canada. Elle avait auparavant occupé le poste de secrétaire du Cabinet au gouvernement de l’Ontario, de 2000 à 2002.

J’ai grandi à Toronto et mon nom m’a toujours caractérisée comme étant différente. Andromache Karakatsanis. C’était le nom de ma grand-mère et Andromache était une femme forte dans l’antiquité grecque. Mes parents — des immigrants grecs qui sont venus en Ontario sans autre chose que le rêve d’un avenir meilleur — ont refusé de laisser mes professeurs angliciser mon nom (Andrea? Ann?). C’était un grand nom pour une petite fille, mais je me suis retrouvée fière de la puissance de son héritage. Mes parents m’ont toujours dit que la différence pourrait être favorable. J’ai eu la chance de bénéficier du meilleur des diverses cultures. En tant qu’avocate en exercice, je suis parfois lassée d’écrire mon nom au tribunal tous les jours. J’entends encore fréquemment des commentaires tels que « eh bien, votre nom est très différent ! » Mais au Canada, la différence est un atout. C’est une terre de générosité et de diversité étonnantes où la fille d’un immigrant grec peut devenir juge de la Cour suprême du Canada. Les possibilités sont immenses au Canada.

72. Frank Iacobucci

Supreme Court of Canada / La Cour suprême du Canada
Supreme Court of Canada | La Cour suprême du Canada
Andrew Balfour

The Hon. Frank Iacobucci, CC, QC served as a Puisne Justice on the Supreme Court of Canada (1991–2004).

Although born, raised, and educated in British Columbia, I have had the good fortune of living in Ontario since 1967. My educational background gave me the qualifications to pursue a career in the law, public service, and higher education. But it has been Ontario that gave me the opportunity, privilege and honour to serve in different positions and capacities. Standing out in my experience was the warm welcome and encouragement that the province extended to me during a period of transformative diversity and inclusiveness in our province which has been a model for the world. That my American-born wife has had an affection for Ontario that has increased over the last fifty years has added greatly to my enjoyment of our life together with our children and grandchildren. All of this — and much more — simply means I have an unrepayable debt to Ontario, and I wish to express my profound gratitude to the people of this remarkable province.

L’honorable Frank Iacobucci, CC, cr a été juge puîné à la Cour suprême du Canada de 1991 à 2004.

Bien que je sois né, que j’aie été élevé et éduqué en Colombie-Britannique, j’ai eu la chance de vivre en Ontario depuis 1967. Mes antécédents scolaires m’ont donné les qualifications nécessaires pour poursuivre une carrière en droit, en administration publique, et en études supérieures. Mais c’est l’Ontario qui m’a donné la possibilité, le privilège et l’honneur d’occuper différents postes et fonctions. Le point saillant de mon expérience était l’accueil chaleureux et l’encouragement que la province m’a manifestés au cours d’une période de diversité et d’inclusion transformatives dans notre province, qui a été un modèle pour le monde. Le fait que mon épouse, née aux États Unis, s’est prise d’une affection pour l’Ontario qui s’est accrue au cours des 50 dernières années a ajouté grandement à ma jouissance de notre vie ensemble avec nos enfants et petits enfants. Tout ceci — et beaucoup plus — signifie simplement que j’ai une dette impayable envers l’Ontario, et j’aimerais exprimer ma profonde gratitude aux citoyens de cette remarquable province.

71. Ann Cavoukian

Proclamation of the Constitution Act, 1982 / Proclamation de la Loi constitutionnelle de 1982
Proclamation of the Constitution Act, 1982 | Proclamation de la Loi constitutionnelle de 1982

Ann Cavoukian served as Ontario’s Information and Privacy Commissioner (1997–2014).

My family immigrated to Ontario when I was four years old. While we had very little, the opportunities that presented themselves to my father, in establishing his photographic studio, seemed endless! The people we met were kind and caring in offering their assistance. The Hon. Keiler MacKay, then Lieutenant Governor of Ontario, was the embodiment of all that was good in Ontario! He took us under his wing, treating us like family. We spent many a Christmas Eve at his home, to our delight. Despite the hardships that my parents had to endure, we were very grateful to be in a country where freedom was valued and surveillance was a thing of the past. In my three terms as Privacy Commissioner of Ontario, I never lost that message. Privacy forms the foundation of our freedoms — surveillance serves to undermine them. Let us fight to preserve our privacy and our freedom now and well into the future.

Ann Cavoukian a occupé les fonctions de commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de l’Ontario de 1997 à 2014.

Ma famille a immigré en Ontario alors que j’avais quatre ans. Quand j’étais toute petite, les possibilités qui s’offraient à mon père lorsqu’il a établi son studio photographique semblaient infinies! Les personnes que nous rencontrions étaient bienveillantes et empathiques en offrant leur aide. L’honorable Keiler MacKay, alors lieutenant-gouverneur de l’Ontario, était l’incarnation de tout ce qui était bon en Ontario! Il nous a pris sous son aile, nous traitant comme sa famille. Nous avons passé de nombreuses veilles de Noël chez lui, à notre grand bonheur. Malgré les difficultés que mes parents ont éprouvées, nous étions très reconnaissants d’être dans un pays où la liberté était appréciée et la surveillance était une chose du passé. Au cours de mes trois mandats à titre de commissaire à la protection de la vie privée de l’Ontario, je n’ai jamais perdu ce message. La protection des renseignements personnels constitue le fondement de nos libertés — la surveillance sert à les miner. Battons-nous pour protéger notre vie privée et notre liberté aujourd’hui et à l’avenir.