21. Giuseppina D’Agostino

View of Vaughan / Vue de Vaughan
View of Vaughan | Vue de Vaughan
Sam Javanrouh

Giuseppina D’Agostino is a professor of intellectual property law at Osgoode Hall Law School.

I feel very blessed to call Ontario home. My Italian parents immigrated to Ontario and gave me a world of opportunities. I was the first in my family to go to university and am now a university law professor. At forty-one, I gave birth to my first child at St Joseph’s Health Centre in Toronto, where I was born myself. At forty-three, I experienced world-class care for my triplets, born prematurely at thirty-five weeks, at Mount Sinai Hospital’s Fetal Medicine Unit and St Joseph’s Neonatal Intensive Care Unit. I could not dream of having overcome what was a difficult pregnancy, birth, and hospitalization without the expert healthcare in this province. I have had the good fortune of living in several beautiful parts of the world from Abruzzo in Italy, to Oxford in the United Kingdom, to Silicon Valley in the United States, but I chose to come back and raise my family in Vaughan, Ontario.

Giuseppina D’Agostino enseigne le droit de la propriété intellectuelle à l’Osgoode Hall Law School.

Je suis très bénie d’appeler l’Ontario mon domicile. Mes parents italiens ont immigré en Ontario et m’ont offert un monde de possibilités. J’étais la première dans la famille à fréquenter l’université et je suis maintenant professeure de droit à l’université. À l’âge de 41 ans, j’ai donné naissance à mon premier enfant au Centre de santé Saint Joseph de Toronto, où je suis née moi-même. À 43 ans, j’ai fait l’expérience de soins de classe mondiale pour mes triplets, nés prématurément à 35 semaines, à l’unité de médecine fœtale de l’hôpital Mount Sinai, et l’unité des soins intensifs néonataux de Saint Joseph. Je ne pourrais même pas rêver d’avoir surmonté ce qui était une grossesse, un accouchement et une hospitalisation difficiles sans les soins de santé experts de cette province. J’ai eu la merveilleuse chance de vivre dans plusieurs magnifiques régions du monde, allant d’Abruzzo, en Italie, à Oxford, au Royaume-Uni, à la Silicon Valley, aux États-Unis, mais j’ai choisi de revenir et d’élever ma famille à Vaughan, en Ontario.

20. Dalton McGuinty

Dalton McGuinty
Dalton McGuinty, 2010
Jenna Muirhead

Dalton McGuinty served as the twenty-fourth Premier of Ontario (2003–2013).

There is something spiritual about paddling a canoe in Northern Ontario. Especially in the fall when there is no one else around. The silence can take your breath away. The sun-speckled water, the meandering shoreline, the dense, dark forest, the gorgeous blue above… you can’t help but fall in love with nature’s cathedral. When I return to the city, I think my favourite place is a school. That’s where you will find us at our best. In the minds of our children, cultures and accents and skin colours don’t count. Smiles and working and playing nicely together do. That makes for a great day. And a great province.

Dalton McGuinty a été le 24e premier ministre de l’Ontario, occupant ces fonctions de 2003 à 2013.

Voguer sur les eaux du nord de l’Ontario à bord d’un canot à rame a quelque chose de spirituel. Surtout à l’automne quand vous y êtes seul au monde. Le silence qui y règne vous laisse pantois. L’eau étincelante au soleil, le rivage sinueux, la forêt dense et obscure, le magnifique ciel bleu… Nul ne peut rester indifférent devant tant de beauté. Quand je reviens en ville, c’est dans une école que je préfère me retrouver. C’est là que nous sommes les mieux représentés. La culture, l’accent et la couleur de la peau n’ont pas d’importance aux yeux de nos enfants. Travailler et jouer ensemble dans la joie et la bonne humeur, c’est ça qui compte. C’est ce qui rend nos journées — et notre province — si extraordinaires.

19. Penny Oleksiak

Andrew Lahodyndky, Toronto Star

Penny Oleksiak is Canada’s youngest Olympic champion. She won four medals during the 2016 Summer Games in Rio de Janeiro.

The team and I are in the ready room before the race facing swimmers from all over the world. Some are famous. Some older. Some have better times. But we’re wearing the maple leaf, and we know what we have to do. It has been twenty-eight years since our last women’s relay medal. From different parts of Canada, speaking different languages, it doesn’t matter that we competed against each other to get here. Today we are one team focused on one goal. We lock arms and walk out to the pool together. The speakers boom out our names followed by, “Canada”. A cheer goes up from our fans wearing red and white and waving our flag. It’s up to us. Individual efforts may have brought us here, but we are better as one team swimming for the maple leaf. The drought is broken. We have just begun.

Penny Oleksiak est la plus jeune championne olympique canadienne. Elle a récolté quatre médailles aux Jeux d’été de 2016 à Rio de Janeiro.

L’équipe et moi sommes dans la salle de préparation avant la course face aux nageuses de partout au monde. Certaines sont célèbres. Certaines plus vieilles. Certaines ont de meilleurs temps. Mais nous portons fièrement la feuille d’érable, et nous savons ce que nous devons faire. Il y a 28 ans depuis notre dernière médaille de relais féminin. En provenance de différentes régions du Canada, et parlant différentes langues, il importe peu que nous ayons rivalisé les unes avec les autres pour en arriver là. Aujourd’hui, nous sommes une équipe qui n’a qu’un seul objectif. Nous nous serrons les bras et nous marchons ensemble vers la piscine. Les présentateurs nomment nos noms, suivis de « Canada ». Des acclamations se font bruyamment entendre de nos partisans qui portent du rouge et blanc et qui agitent notre drapeau. C’est à nous de jouer! Nos efforts individuels nous ont peut-être menés jusqu’ici, mais nous sommes meilleures en équipe et nous nageons pour la feuille d’érable. La disette est terminée. Nous venons tout juste de commencer.

18. Trinity Arsenault

Trinity Arsenault
Trinity Arsenault
Amy Milne-Forte

Trinity Arsenault is a long-distance swimmer from St. Catharines and the youngest person to have swum across Lake Ontario.

I swam into history in 2016, becoming the youngest Canadian ever to swim the English Channel, because my community cares about others.

I learned to swim well because of the open-water swimming community in Ontario and our Great Lakes. Many different cultures and diverse people come together to participate in this great sport. That’s what marks Ontario: people participate in something that doesn’t just occur here, but is connected to activity all over the world.

Recently, I met some incredible athletes from all over the province as a part of a twenty-four-hour relay team swimming in Lake Ontario to raise awareness for an environmental group. While the water and air temperatures were around five degrees Celsius, our hearts were made warm by knowing how much everyone cared.

Being a part of this diverse community, connected through our love of water, our local communities, and the Great Lakes is what, for me, makes Ontario Ontario.

Trinity Arsenault est une nageuse de longue distance de St. Catharines, et la plus jeune athlète à avoir traversé le lac Ontario à la nage.

C’est grâce à la natation que je suis passée à l’histoire en 2016, en devenant la plus jeune Canadienne à traverser la Manche à la nage.

J’ai appris à bien nager grâce à la communauté de natation de l’Ontario et aux Grands Lacs. Des personnes d’origines et d’intérêts divers se rassemblent pour pratiquer ce merveilleux sport. Les gens prennent part à des activités qui ont lieu ici, mais aussi qui sont liées à d’autres activités partout dans le monde.

J’ai rencontré des athlètes incroyables provenant de toutes les provinces dans le cadre des 24 heures de relais à la nage dans le lac Ontario afin d’accroître la sensibilisation pour un groupe environnemental. Même si les températures de l’eau et de l’air oscillaient autour de 5 °C, nos cœurs étaient bien au chaud grâce à toute la compassion dont les gens ont fait preuve.

Faire partie de cette communauté diversifiée, unie par l’amour de l’eau, par les collectivités locales et les Grands Lacs est, selon moi, ce qui fait de l’Ontario ce qu’il est.

17. David Peterson

U of T graduates / Diplômés de l’Université de Toronto
U of T graduates | Diplômés de l’Université de Toronto
Vince Talotta, Toronto Star

The Hon. David Peterson, PC, OOnt served as the twentieth Premier of Ontario (1985–1990).

As Chancellor of the University of Toronto for six years, I presided over one hundred and eighty-one convocations. I would cast my eyes out onto the packed Convocation Hall to see an audience of all religions, all colours, all nationalities, and all genders.

My eyes rest on the proud parents, brimming with pride as they wave to their children. Many had come to Canada from afar, putting their own dreams on hold to give their children a better life in a country of peace and opportunity.

Each graduand mounts the stairs to receive their degree, young men in new ties and young women in new shoes. I shake the hands of some of the brightest people in the world.

They are full of confidence and promise, lighting up the world with their thousand-watt smiles. I wish them luck as they head out into an uncertain world.

They are the reason I am so enormously optimistic about our future.

L’honorable David Peterson, cp, OOnt a été le 20e premier ministre de l’Ontario, de 1985 à 1990.

À titre de chancelier de l’Université de Toronto depuis six ans, j’ai présidé plus de 181 cérémonies de remise des diplômes. Chaque fois, j’observe attentivement la salle bondée, et je vois une foule où tous les genres, religions, couleurs et nationalités sont représentés.

Mon regard se pose sur les parents qui font à leur enfant des signes chargés de fierté. Bon nombre ont parcouru un long chemin avant d’arriver au Canada, ils ont mis leurs rêves en veilleuse pour offrir à leurs enfants une vie meilleure dans un pays rempli de possibilités, où règne la paix.

Chaque finissant monte des marches pour recevoir son diplôme, de jeunes hommes portant une cravate neuve, de jeunes femmes chaussant de nouveaux souliers. Je serre la main de jeunes qui comptent parmi les plus brillants de la planète.

Ils sont pleins de confiance et de promesses; ils illuminent le monde avec leurs sourires éclatants. Je leur souhaite bonne chance tandis qu’ils s’en vont vers un monde dépourvu de certitudes.

Ce sont eux qui me donnent confiance en l’avenir.

16. Rabindranath Maharaj

Pickering Village
Pickering Village
Veridian Connections and Palmese PhotoDesign Group

Rabindranath Maharaj is a Writer in Residence at the University of New Brunswick and author of eight novels and short story collections.

It’s unlikely there is a single verifiable point when a place to which you have moved, irrevocably becomes home. Perhaps it’s never a dramatic moment of decision but something more subtle: the quiet drip of familiarity that nudges your glance ever forward. A few years ago, I returned from a visit to another, older home, and as I wove my way around the other travellers at Union Station, and boarded the GO train to Ajax, I began to imagine the scene that would soon flash by. As the train approached Rouge Hill, I found myself looking forward to the view of the lake and the pathways and the scabby bush on one side and, on the other, the 401 with its maze of interlocking exits. For the first time that I could recall, I was not thinking of the place I had left behind but of the place to which I was headed. Ajax.

Rabindranath Maharaj est l’auteur de huit romans et recueils de nouvelles; il est de plus écrivain résident à l’Université du Nouveau-Brunswick.

Il est probablement impossible de saisir l’instant exact où l’on se sent soudain chez soi dans un endroit qui n’est pas celui où l’on est né. Il ne s’agit pas d’un acte de volonté, mais plutôt de quelque chose de plus subtil : le passage tranquille du connu qui porte votre regard vers l’avant. Il y a quelques années, je revenais d’un endroit qui avait déjà été « chez moi » et, tandis que je me faufilais dans la foule, à la gare Union, et que je montais dans le train GO en direction d’Ajax, je me suis mis à imaginer la scène qui allait bientôt défiler sous mes yeux. Tandis que nous approchions de Rouge Hill, je me suis surpris en train de chercher du regard, d’un côté, le lac, les sentiers et les arbustes décharnés et, de l’autre, l’autoroute 401 avec son labyrinthe de bretelles. Aussi loin que je me souvienne, c’était bien la première fois que je ne pensais pas à l’endroit que je venais de quitter, mais bien à celui vers lequel je me dirigeais. Ajax.

15. Bill Howard

Oakville GO Station
Oakville GO Station
GO Transit

Bill Howard was the first Managing Director of GO Transit (1967–1977).

I remember it well. It was 5:50 in the morning of May 23, 1967. The first GO train leaving Oakville bound for Union Station. I was aboard with a few early-rising commuters and a goodly number of government and railway executives, suppliers, members of the press, and well-wishers. I believe that most of us realized at that moment that we had a winner, but I do not think that any of us thought that, fifty years later, GO would have become one of the more successful stories in the history of public transportation. When I think about GO and its place in helping to “make Ontario Ontario”, our success is more than our success as an operation, it’s the human side of this incredible service. Those iconic green and white trains have been connecting people to possibilities for over fifty years and, by doing so, have helped to fuel the incredible growth of this region. Thanks a million to all of you faithful commuters and GO employees who have made this possible.

Bill Howard a été le premier directeur général de GO Transit de 1967 à 1977.

Je m’en souviens très bien. Le 23 mai 1967 à 5 h 50. Le premier train GO quitta Oakville à destination de la station Union. J’étais à bord avec quelques navetteurs lève-tôt et un bon nombre de cadres du gouvernement et de la compagnie ferroviaire, de fournisseurs, de membres de la presse et de partisans. Je crois que la plupart d’entre nous réalisait à ce moment que nous avions un gagnant, mais je ne crois pas qu’aucun d’entre nous n’ait pensé que, 50 ans plus tard, le GO allait devenir l’un des récits les plus réussis de l’histoire du transport public. Lorsque je pense au GO et à son rôle pour ce qui est d’aider à « faire de l’Ontario ce qu’est l’Ontario », notre succès est plus que notre succès en tant qu’exploitation, c’est le côté humain de ce service incroyable. Ces wagons verts et blancs iconiques ont connecté les gens à des possibilités pendant plus de 50 ans et, ce faisant, ont aidé à alimenter la croissance incroyable de cette région. Mille fois merci à tous les navetteurs fidèles et aux employés du GO qui ont rendu la chose possible.

14. Jaime Watt

Highways / Autoroutes
Highways | Autoroutes, 1981
Boris Spremo, Toronto Star

Jaime Watt is the Executive Chairman of Navigator Ltd. He has served on numerous arts, health, and community boards.

Ontario hasn’t always been home. In 1970, like thousands of others, we made our way down the 401 from Montreal, our home for generations, my family’s departure forced by the political instability of the day. Sad to leave, sadder to arrive in this unfamiliar land of Wonder Bread, over-cooked roast beef, and mushy vegetables. We wondered what could possibly lie ahead.

Well, it turns out, only good things. We watched as Ontario grew into the most diverse, welcoming, and interesting place in the world. I seized opportunities that couldn’t be found anywhere else. Ontarians embraced me as I, along with so many others, fought for equality for gay and lesbian people. My family and I discovered a thoughtful, civil, engaging place.

Ontario grew on us. And Ontario grew with us. Now, after all these years, Ontario is the only home we know.

Jaime Watt est le président exécutif de Navigator Ltd. Il a siégé à de nombreux conseils d’administration d’organismes dans le domaine communautaire, des arts et de la santé.

Je n’ai pas toujours vécu en Ontario. En 1970, comme des milliers d’autres, nous avons emprunté la 401 depuis Montréal, notre foyer depuis des générations, ma famille ayant décidé de partir en raison de l’instabilité politique qui régnait à cette époque. Tristes à l’idée de partir, encore plus tristes d’arriver dans cette ville inconnue, avec son pain Wonder Bread, son rosbif trop cuit et ses légumes mous. Nous nous demandions ce que l’avenir nous réservait.

Eh bien, en réalité, l’avenir ne nous réservait que du bon. Nous avons été témoins de l’évolution de l’Ontario, qui est devenu l’endroit le plus bigarré, accueillant et intéressant au monde. J’ai saisi des occasions qui ne se seraient jamais présentées ailleurs. Les Ontariens m’ont appuyé, moi et tant d’autres, dans la lutte pour l’égalité des gais et des lesbiennes. Ma famille et moi avons découvert une société réfléchie, respectueuse et accueillante.

Nous nous sommes habitués à l’Ontario. Et l’Ontario s’est développé avec nous. Aujourd’hui, après toutes ces années, l’Ontario est le seul foyer que nous connaissons.

13. Hazel McCallion

Hazel McCallion
Hazel McCallion
Toronto Star

Hazel McCallion, CM served as the Mayor of Mississauga (1978–2014). She is currently the Chancellor of Sheridan College.

Having grown up in this great country, I am a proud Canadian and, as such, a hockey fanatic. I was fortunate to join a team in 1941 as a speedy centre.

In Canada’s centennial year, Fran Rider, a young Etobicoke girl, joined a team and committed herself to creating opportunities so girls and women could play this great game. I met Fran in the 1970s when, as president of the Ontario Women’s Hockey Association, she was championing her vision to create women’s world championships and establish female hockey as an Olympic sport. I enthusiastically joined Fran and the believers and together we accomplished the “impossible” and made everlasting dreams come true. Ontario hosted the first Women’s World Hockey Tournament in North York and Mississauga in 1987, leading to the first official world championship in 1990 and the inclusion of women’s hockey in the 1998 Olympics in Nagano, Japan, and I was there. Today, young girls and women are welcome participants in Canada’s game.

Hazel McCallion, CM a été la mairesse de Mississauga de 1978 à 2014. Elle occupe actuellement les fonctions de rectrice du Collège Sheridan.

J’ai grandi dans ce merveilleux pays. Je suis donc une fière Canadienne et une passionnée de hockey. En 1941, j’ai eu la chance d’être recrutée comme joueuse de centre rapide.

Pendant l’année du centenaire du Canada, Fran Rider, une jeune fille d’Etobicoke, s’est jointe à une équipe de hockey et s’est donnée pour mission de militer pour que les filles puissent aussi jouer à ce jeu extraordinaire. Je l’ai rencontrée dans les années 1970, alors qu’elle était présidente de l’Association de hockey féminin de l’Ontario. Elle défendait la nécessité d’avoir des championnats mondiaux de hockey féminin et d’ajouter le hockey féminin aux sports olympiques. Appuyées d’autres convaincues, nous avons réalisé l’« impossible » et concrétisé de grands rêves. En 1987, l’Ontario a accueilli le premier tournoi mondial de hockey féminin, à North York et à Mississauga. Ce dernier a donné lieu au premier Championnat du monde officiel de hockey féminin, en 1990, ainsi qu’à l’inclusion du hockey féminin aux Jeux olympiques, en 1998, à Nagano au Japon. Et j’y étais. De nos jours, les filles peuvent participer aux jeux du Canada.

12. Nino Ricci

South Western Ontario / Le sud-ouest de l’Ontario
South Western Ontario | Le sud-ouest de l’Ontario
Conrad Kuiper

Nino Ricci, CM is a two-time winner of the Governor General’s Award for Fiction.

As a child, all I thought of Canada, or at least of the particular corner of southwestern Ontario that was all I knew of it, was how to leave it. A trip my family had taken to Italy when I was twelve had left me with the sense I’d been born out of place, and a determination to right the mistake as soon as circumstances allowed. When I finally got a chance to live in Italy in my late twenties, however, it proved to be not quite the land of dolce vita I’d hoped, for all its beauties. Canada had ruined me, with its quaint notions of embracing diversity and encouraging divergent thought and giving rewards based on merit. I returned to Canada after a year, and felt something I hadn’t expected: relief. More than that: a sense of the freedom, rare in the world, to be whatever I wanted.

Nino Ricci, CM a reçu le Prix du gouverneur général pour romans et nouvelles à deux reprises.

Enfant, ce qu’évoquait pour moi le Canada — ou plutôt le sud-ouest de l’Ontario, qui était tout ce que je connaissais de ce pays — était l’envie de le quitter. À 12 ans, en voyage en Italie avec ma famille, j’ai eu le sentiment d’être né au mauvais endroit, et j’ai senti en moi une détermination à corriger cette erreur dès que je le pourrais. Toutefois, lorsque j’ai enfin eu la chance d’aller vivre en Italie vers la fin de la vingtaine, j’ai rapidement compris que la vie là-bas n’était pas la dolce vita que j’avais espérée, malgré la grande beauté du pays. Le Canada avait gâté les choses pour moi, avec ses charmantes notions de diversité, de libre pensée et de reconnaissance du mérite. Je suis revenu au Canada après un an, et j’ai été étonné d’avoir un sentiment de… soulagement. Bien plus en fait : un sentiment de liberté, rare dans ce monde, d’être là où je le veux.