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Opposites & Opposition

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Opposés et opposition

Yuval Noah Harari

Even if some societies remain ostensibly democratic, the increasing efficiency of algorithms will still shift more and more authority from individual humans to networked machines. We might willingly give up more and more authority over our lives because we will learn from experience to trust the algorithms more than our own feelings, eventually losing our ability to make many decisions for ourselves.

The idea of a social contract is that citizens willingly give up some of their freedoms to the state—adhering to its rules and laws—to be able to live in an ordered society. Israeli historian and author Yuval Noah Harari brings up subjects that the original social contract philosophers would have never even dreamed about.

Yuval Noah Harari

Même si certaines sociétés demeurent ostensiblement démocratiques, l’efficacité croissante des algorithmes fera de plus en plus passer le pouvoir des mains des citoyens vers les circuits de machines réseautées. Nous céderons de plus en plus le pouvoir que nous exerçons dans nos vies parce que nous aurons appris d’expérience à faire davantage confiance aux algorithmes qu’à nos propres sentiments, et nous perdrons graduellement notre capacité de prendre des décisions pour nous-mêmes.

Selon la notion de contrat social, les citoyens cèdent volontairement certaines de leurs libertés à l’État, adhérant à ses règles et à ses lois, afin de pouvoir vivre dans une société ordonnée. Yuval Noah Harari, auteur et historien israélien, soulève des questions que les premiers philosophes qui ont réfléchi à la notion de contrat social n’auraient jamais pu imaginer.

Maria Ressa

A lie told a million times becomes the truth.

The threat of the “tyranny of the majority”—having most of the population endorse a governing system that discriminates against minorities—has plagued democracy since its inception. The often-manipulated digital world has made this problem exponentially worse, as Maria Ressa, a high-profile Philippine journalist and CEO of Rappler online news start-up, knows all too well.

Maria Ressa

Un mensonge raconté un million de fois devient la réalité.

La menace de la « tyrannie de la majorité » – où la majeure partie d’une population approuve un système de gouvernance pourtant discriminatoire envers les minorités – ronge la démocratie depuis son apparition. Et ce problème a pris des proportions exponentielles dans le monde numérique souvent manipulé d’aujourd’hui, comme le sait trop bien Maria Ressa, journaliste philippine de grande notoriété et chef de la direction de Rappler, un récent site Web de nouvelles.

Édouard Louis

Among those who have everything, politics changes almost nothing. What’s strange is that they’re the ones who engage in politics. Though it has almost no effect on their lives. For the ruling class, in general, politics is a question of aesthetics: a way of seeing themselves, of seeing the world, of constructing a personality. For us it was life or death.

French writer Édouard Louis provides a sharp reminder that political decisions have real impact, especially for those who have the most to lose. A job lost from a budget cut. A decision to grant asylum. The legalization of gay marriage. The political is personal.

Édouard Louis

Chez ceux qui ont tout, la politique ne change presque rien. C’est étrange, c’est eux qui font la politique alors que la politique n’a presque aucun effet sur leur vie. Pour les dominants, le plus souvent, la politique est une question esthétique : une manière de se penser, une manière de voir le monde, de construire sa personne. Pour nous, c’était vivre ou mourir.

L’écrivain français Édouard Louis nous rappelle fermement que les décisions politiques ont une incidence bien réelle, surtout chez ceux qui ont le plus à perdre. La perte d’un emploi en raison de compressions budgétaires. La décision d’accorder l’asile. La légalisation du mariage gai. Le politique est personnel.

David Frum

Democracy is a work in progress. So is democracy's undoing.

Former speechwriter to President George W. Bush, Canadian-American political analyst, author, and senior editor at The Atlantic, David Frum comments on the threats facing today’s established democracies. A declining confidence in political institutions, an increasingly polarized public, growing income inequality, and low voter turnout rates are just some of these modern challenges.

David Frum

La démocratie est un ouvrage inachevé, en cours d’exécution. Il en est de même pour l’effondrement de la démocratie.

Autrefois rédacteur des discours de l’ancien président américain George W. Bush, analyste de politiques canadiennes-américaines, auteur et rédacteur en chef à la revue The Atlantic, David Frum commente les menaces qui guettent les démocraties d’aujourd’hui. L’effritement de la confiance dans les institutions politiques, une population de plus en plus polarisée, des iniquités grandissantes en matière de revenu et les faibles taux de participation aux élections ne sont que certains des défis des temps modernes.

Damon Keith

Democracy dies in the dark.

US federal district judge Damon Keith has ruled on several controversial and high-profile civil rights cases, including Unites States v Sinclair (1971), commonly called “The Keith Decision,” in which he concluded that the federal government could not tap wires in domestic cases without a warrant, and Detroit Free Press v John Ashcroft (2002), which found that barring the press and the public from deportation hearings was unconstitutional.

Damon Keith

La démocratie meurt dans l’obscurité.

Damon Keith, juge fédéral aux États-Unis, a rendu des décisions dans plusieurs causes controversées et très médiatisées portant sur les droits civils, dont l’affaire États-Unis c. Sinclair (1971) aussi appelée la « Keith Decision », où il a conclu que le gouvernement fédéral ne peut faire de l’écoute pour des causes d’affaires internes sans mandat, et la cause Detroit Free Press c. John Ashcroft (2002), où il a tranché qu’exclure la presse et le public d’audiences traitant de déportation était inconstitutionnel.

Edmund Burke

When the leaders choose to make themselves bidders at an auction of popularity, their talents, in the construction of the state, will be of no service. They will become flatterers instead of legislators; the instruments, not the guides, of the people.

Edmund Burke (1729–1797) was a statesman and political thinker who lived through both the American and French Revolutions. He was critical of the French Revolution, as he believed the sudden fall of the monarchy and unrestricted individual liberties resulted in mob rule. Can freedom be too much of a good thing?

Edmund Burke

Lorsque des leaders agissent comme des enchérisseurs à l’encan de la popularité, leurs talents ne sont d’aucun service dans la construction de la nation. Ils deviennent des flatteurs plutôt que des législateurs, des instruments — et non les guides – du peuple.

Edmund Burke (1729–1797) était un homme d’État et un penseur politique qui a vécu pendant deux grandes révolutions, soit celle des États-Unis et celle de la France. Il a joué un rôle crucial dans la Révolution française, étant convaincu que la chute soudaine de la monarchie conjuguée aux nouvelles libertés individuelles illimitées était une recette qui mène tout droit à la voyoucratie. La liberté aurait-elle ses limites?

Rosalie Abella

For me, the components of democracy are most starkly revealed in comparison to its antonym, totalitarianism. What democratic societies promote—and repressive ones do not—are the rights of its citizens and their participation in decision-making about the rules they will be governed by. Democracy promotes choice, voice and access to rights. Totalitarianism promotes none of those.

Current Canadian Supreme Court Justice Rosalie Silberman Abella speaks of the extremes in types of governance—democracy and totalitarianism. In practice, however, the line between the two is often blurred. Many decidedly undemocratic actions have been done in the name of democracy, including some that purportedly advanced choice, voice, and access to rights.

Rosalie Abella

Selon moi, les composants de la démocratie se révèlent le plus crûment lorsqu’on les compare à ceux de son antonyme, le totalitarisme. Ce que les sociétés démocratiques promeuvent — au contraire de celles répressives —, ce sont les droits de leurs citoyens, et la participation de ceux-ci aux décisions concernant les règles qui les régiront. La démocratie fait la promotion des choix, de la voix et de l’accès aux droits. Le totalitarisme ne promeut rien de cela.

Rosalie Silberman Abella, juge de la Cour suprême du Canada, aborde les extrêmes en matière de gouvernance : la démocratie et le totalitarisme. En pratique, toutefois, la ligne est souvent floue entre les deux. Beaucoup de gestes décidément antidémocratiques ont été posés au nom de la démocratie, dont certains pour prétendument faire avancer les notions de choix, de voix et de droits.

Malala Yousafzai: We realize
the importance of our voices only when we are silenced.
 
 
Malala Yousafzai: Nous réalisons l’importance de notre voix seulement lorsque nous sommes réduits au silence.

Malala Yousafzai

Pakistani education activist Malala Yousafzai was shot in the head by a Taliban gunman because she was a vocal critic of the Taliban’s policy of not letting girls attend school. She survived, and went on to be the youngest recipient of the Nobel Peace Prize.

Malala Yousafzai

Malala Yousafzai, militante pakistanaise pour l’éducation, a reçu un projectile à la tête d’un tireur taliban parce qu’elle avait critiqué la politique des talibans d’interdire l’école aux filles. Elle a survécu à sa blessure, et est devenue la plus jeune récipiendaire du prix Nobel de la paix.

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