28. Tony DeMarco

DeMarco’s Confectionary
DeMarco’s Confectionary
Urban Toronto

Tony DeMarco worked in the family business, DeMarco’s, until age ninety-four, when it closed after eighty-six years. This story was told by Judith Jessen, his daughter.

My father brought my mother and me back from Italy when I was twenty-two months old. Our family’s business, DeMarco’s Confectionary, became a local landmark in North Bay for shoppers, students, and churchgoers, receiving many political dignitaries and sports figures during its eighty-six years of business.

When I was a kid, North Bay was a small city of nine to ten thousand people. Most of the streets were not paved, so they were gravel, even the highways. Our homes were heated with coal or wood, and my father would get up in the night to stoke the furnace. My mother would put warm bricks under the blankets at the foot of our beds to keep us warm.

Although we suffered discrimination during the Second World War, I have always felt proudly Canadian. I have to say that I am just an ordinary person who has tried to lead an ethical life.


Tony DeMarco a travaillé au sein de l’entreprise familiale jusqu’à l’âge de 94 ans; DeMarco’s a alors fermé ses portes après 86 années d’activité. Cette histoire a été racontée par sa fille, Judith Jessen.

Mon père nous a ramenés d’Italie, ma mère et moi, quand j’avais 22 mois. Notre entreprise familiale, DeMarco’s Confectionary, est devenue un incontournable à North Bay pour les adeptes du magasinage, les étudiants et les messalisants, ayant accueilli de nombreuses personnalités politiques et sportives au cours de ses 86 ans d’existence.

Quand j’étais petit, North Bay était une petite ville de neuf à dix mille habitants. La majorité des rues n’étaient pas asphaltées; même les autoroutes étaient en gravier. Nos maisons étaient chauffées au charbon ou au bois, et mon père se levait la nuit pour alimenter la chaudière. Ma mère prenait soin de mettre des briques chaudes à nos pieds sous la couverture de notre lit pour nous garder au chaud.

Bien que nous ayons été victimes de discrimination durant la Seconde Guerre mondiale, j’ai toujours été fier d’être Canadien. Je dois dire que je suis une personne ordinaire qui essaie de mener une vie rangée.