2. Ceta Ramkhalawansingh

Ceta Ramkhalawansingh
Ceta Ramkhalawansingh
Steve Russell, Toronto Star

Ceta Ramkhalawansingh is a community activist and former civil servant who immigrated to Canada in 1967.

Growth, change, opportunity, dialogue, compromise, respect, inclusion, and innovation are among the hallmarks of my experience of living in Ontario for the past fifty years.

During Canada’s centennial year, our family came to Ontario from our wonderful home in Trinidad and Tobago — land of calypso, steelpan and mas. Charles and Mamin wanted opportunities for their three children — Titus, Ceta, and Luna. They had every confidence that our new home in Toronto would be a “place to grow”.

The promise was kept. Ontario’s first-class education system equipped me to be fully engaged as volunteer, city builder, feminist, student, university lecturer, researcher, human rights advocate, publisher, student leader, public servant, city councillor.

Now, our Ontario home includes our Trini home with annual celebrations of Caribbean Carnival, introduced during Canada’s centennial year — full circle. And yes, Ontario’s cultural experiences are more diverse than ever.

The promise continues…


Ceta Ramkhalawansingh est une militante communautaire et une ancienne fonctionnaire qui a immigré au Canada en 1967.

Croissance, changement, possibilités, dialogue, compromis, respect, inclusion, et innovation, autant de mots qui traduisent mon expérience de l’Ontario depuis 50 ans.

Pendant le centenaire du Canada, notre famille a quitté notre merveilleuse patrie de Trinidad et Tobago — terre du calypso, du steelpan et du mas, pour s’installer en Ontario. Charles et Mamin voulaient ouvrir les horizons de leurs trois enfants — Titus, Ceta et Luna. Ils étaient certains que Toronto nous offrirait un lieu « où grandir ».

La promesse a été tenue. Le système d’éducation de première classe de l’Ontario m’a donné la capacité de devenir une citoyenne engagée — bénévole, urbaniste, féministe, étudiante, professeure d’université, chercheure, militante pour les droits de la personne, éditrice, leader étudiante, fonctionnaire, conseillère municipale.

Maintenant, notre patrie ontarienne célèbre notre culture d’origine grâce aux festivités annuelles du carnaval des Caraïbes, mis en place pendant l’année du centenaire du Canada — la boucle est bouclée. En somme, l’Ontario offre une culture plus diversifiée que jamais.

La promesse n’en finit pas d’être tenue…

1. Anne Michaels

Dusk in Toronto / Crépuscule à Toronto
Dusk in Toronto | Crépuscule à Toronto
Pamela Julian

Anne Michaels is Toronto’s Poet Laureate. Her books have been published in over forty-five countries.

From our bed we listen to the trains crossing the city, their dark weight slipping through back gardens. We sleep between Hudson’s Bay and the Great Lakes, below geese migrating their secret paths under the stars. Here, where great rivers of history converge, travelling through the night to wake in another language. It is a city where many work in one language and dream in another, sing children to sleep in a language they do not speak. To be born in one language and fall in love in another. To sleep in one landscape and wake in another. These great transporting rivers of language converge where we live, here, where there are more than 150 words for loneliness, for shelter, for wounds, for fear, for forgetting, for memory, for gratitude. For night and for morning.


Anne Michaels est la poétesse officielle de Toronto. Ses recueils sont publiés dans plus de 45 pays.

De notre lit, nous entendons au loin les trains traverser la ville, le son du frottement des roues sur les rails. Nous dormons entre la baie d’Hudson et les Grands Lacs, juste au-dessous des oies qui migrent, sous les étoiles, vers des lieux secrets. Ici, à la jonction des grands fleuves de l’histoire, le passage de la nuit au jour nous transporte dans une autre langue. C’est une ville où beaucoup travaillent dans une langue et rêvent dans une autre, chantent des berceuses dans une langue qu’ils ne parlent pas. On naît dans une langue et on tombe amoureux d’une autre. On s’endort sous un ciel et on se réveille sous un autre. Ces grands fleuves qui nous font passer d’une langue à l’autre convergent ici, où nous vivons, où nous utilisons plus de 150 mots pour parler de solitude, de refuge, de blessures, de peur, d’oubli, de mémoire, de gratitude. De nuit et de matin.