140. Gavin Armstrong

Lucky Iron Fish
Lucky Iron Fish

Gavin Armstrong is the President and CEO of Lucky Iron Fish.

During my undergraduate studies, I completed a field course in Botswana and an internship in Kenya’s Dadaab refugee camps, which opened my eyes to the realities of global poverty and malnutrition. I marvelled at the staff’s abilities and fortitude, but became dissatisfied with philanthropy. Simply giving people food and shelter did not address root causes. There had to be a better way.

Returning to Canada, I came across an opportunity to commercialize a health innovation from the University of Guelph. It is called the Lucky Iron Fish, a simple tool to improve the lives of the 3.5 billion people who suffer from iron deficiency around the world.

I took the plunge and eagerly worked to launch our for-profit operations infused with social good. Today, we’ve sold over 70,000 units and donated another 70,000. Our goal is to provide this Ontario innovation to one million families all over the world by 2020. Together, we can put a fish in every pot.


Gavin Armstrong est le président-directeur général de Lucky Iron Fish.

Durant mes études, j’ai suivi un cours sur le terrain au Botswana et effectué un stage dans un camp de réfugiés de Dadaab au Kenya, deux expériences qui m’ont conscientisé à la réalité de la pauvreté mondiale et de la malnutrition. J’ai été émerveillé par les compétences et la détermination du personnel, mais j’ai perdu mes illusions sur la philanthropie. Fournir uniquement de la nourriture et un abri aux gens ne permet pas de résoudre le problème à la source. Il devait y avoir une meilleure façon d’y remédier.

À mon retour au Canada, j’ai pu commercialiser une découverte faite par l’Université de Guelph. Il s’agit du Lucky Iron Fish, un tout petit poisson qui permet d’améliorer la vie de 3,5 milliards de personnes partout dans le monde qui souffrent de carences en fer.

J’ai fait le saut et j’ai lancé une entreprise à but lucratif et à vocation humanitaire. Nous avons vendu plus de 70 000 unités et fait don de 70 000 autres. Notre objectif est de fournir notre produit novateur à un million de familles partout dans le monde d’ici 2020. Ensemble, nous pouvons mettre un petit poisson dans chaque marmite.

139. Rahul Singh

GlobalMedic
GlobalMedic

Rahul Singh, OOnt is the Founder and Executive Director of GlobalMedic.

I live and work in Toronto, Ontario. It is such a diverse city in a diverse province filled with prosperity, stability, and hope. The people are what make it so spectacular.

Some of these spectacular people staff GlobalMedic’s Rapid Response Teams. Professional rescuers, including paramedics, police officers, firefighters, doctors, and nurses volunteer their time and skill sets. Together, our agency has run one hundred and seventy-six missions in sixty countries helping those devastated by disaster.

Our teams treat patients, set up field hospitals, purify water so children don’t get sick, rebuild homes, fly drones with cameras to gather imagery and better understand the extent of the crisis, and use our search and rescue dogs and ground penetrating radar systems to find survivors buried under the rubble.

Every day at home, our people save lives while answering 911 calls. When they deploy abroad they bring the best of Ontario with them and deliver hope.


Rahul Singh, OOnt est le fondateur et directeur général de la société GlobalMedic.

Je vis à Toronto, en Ontario. C’est une ville très diversifiée, empreinte de prospérité, de stabilité et d’espoir. Ce sont les gens qui la rendent si spectaculaire.

Par exemple, des gens faisant partie des équipes d’intervention rapide de GlobalMedic. Des sauveteurs professionnels, notamment des ambulanciers paramédicaux, des policiers, des pompiers, des médecins et des infirmières, offrent bénévolement leur temps. Les membres de notre organisme ont effectué 176 missions dans 60 pays afin d’y aider les victimes de catastrophe.

Nos équipes traitent des patients en plus d’installer des hôpitaux de campagne, de purifier l’eau afin que les enfants ne tombent pas malades, de reconstruire des maisons, d’utiliser des drones pour recueillir des images et mieux comprendre l’étendue de la crise et d’avoir recours à nos chiens de recherche et de sauvetage ainsi qu’à des systèmes géoradar pour retrouver des survivants ensevelis sous les décombres.

Tous les jours, nos membres sauvent des vies en répondant aux appels 911. Lorsqu’ils sont déployés à l’étranger, ils apportent ce que l’Ontario a de meilleur.

138. Hugh Segal

Soldier and children / Soldat et des enfants
Cpl David Cribb, DND

The Hon. Hugh Segal, OC, OOnt is an author, a political commentator, and the Master of Massey College.

When I was a senator from Ontario, I visited the Canadian Forces serving NATO in Afghanistan. One event touched me deeply. At a forward operating base deep in Peshawar District, I noticed a three-story birthday cake shaped building some two hundred and fifty metres outside the “wire”. It flew the flag of Afghanistan. A Canadian armoured personnel vehicle was stationed in the yard.

“What is that building?” I asked the young female Canadian officer accompanying us.

“Well, Senator, before we cleared the enemy out of here, it was the Taliban HQ for the region. Sharia law, prisons, some torture, especially for teachers. Not a happy place.”

“What is it now?” I asked.

“Senator, it is a girls’ school, under the protection of the Canadian Forces, sir!”

It was not Vimy or Juno Beach. But it was an important expression of Canadians at our modest, unassuming best. A small ray of light defended by Canadian Forces in a very difficult part of the world.


L’honorable Hugh Segal, OC, OOnt est un auteur et commentateur politique; il occupe les fonctions de directeur du Collège Massey.

Alors que j’étais sénateur en Ontario, j’ai visité les Forces canadiennes qui servaient l’OTAN en Afghanistan. Sur une base d’opérations située au cœur du district de Peshawar, j’ai remarqué un immeuble de trois étages en forme de gâteau de fête. Il arborait le drapeau de l’Afghanistan. Un véhicule de transport de troupes blindé canadien était garé dans la cour.

J’ai demandé à la jeune officière canadienne qui nous accompagnait ce qu’était cet immeuble.

« Eh bien, sénateur, avant que nous en chassions l’ennemi, c’était le quartier général des talibans dans la région, où régnaient la charia, l’emprisonnement et la torture. Un endroit loin d’être agréable », a-t-elle répondu.

« À quoi sert il maintenant? », ai je demandé. « C’est une école pour filles, sous la protection des Forces canadiennes! »

Ce n’était pas Vimy ni la plage Juno, mais une importante représentation des Canadiens à leur meilleur, en toute modestie. Un petit rayon de lumière défendu par les Forces canadiennes dans une région très difficile du monde.

137. Armine Yalnizyan

Ontario Pavilion, Expo 67 / Pavillon de l’Ontario à l’Expo 67
Ontario Pavilion, Expo 67 | Pavillon de l’Ontario à l’Expo 67
LAC | BAC

Armine Yalnizyan is the Senior Economist at the Canadian Centre for Policy Alternatives.

Why does Ontario matter, in a world squealing with global tensions and careening between thickening borders and borderlessness? All human endeavour is a story, and every story has a face, a race, and a place. We, the human species, are pack animals, constantly comparing ourselves to one another, constantly seeking champions. Over the last one hundred and fifty years Ontario has been evolving towards the peaceable kingdom, the United Nations in action. Around the world, Canada’s achievements are viewed with admiration. Looming large in these accomplishments is Ontario’s record. Fifty years ago we sang “a place to stand, a place to grow”. Today we are a place to lead toward social, economic, and environmental justice. The world is looking for stories that shine light on ways to advance inclusive, sustainable growth. Ontario’s example could provide a much-needed beacon of progress in the twenty-first century. Ontario could matter a lot, if we choose.


Armine Yalnizyan est l’économiste principale du Centre canadien des politiques alternatives.

Pourquoi l’Ontario est-elle importante dans un monde où les tensions mondiales et les dangers de toutes sortes nous menacent, où il y a à la fois des territoires qui abolissent leurs frontières et d’autres qui souhaitent, au contraire, fortifier les leurs? Toute entreprise humaine constitue une histoire, et chaque histoire a un visage, une race, un endroit qui la définit. Nous, de l’espèce humaine, sommes parfois comme des moutons, qui se comparent aux autres et valorisent les champions. Les 150 dernières années ont vu l’Ontario se transformer pour devenir un havre de paix, les Nations Unies en action. Le monde entier admire les réalisations du Canada. Et au palmarès de ces réalisations figurent celles de l’Ontario. Il y a 50 ans, nous chantions « un lieu où vivre, un lieu où s’épanouir ». Aujourd’hui, nous aspirons à la justice sociale, économique et environnementale. Le monde recherche des histoires qui mettent en valeur des façons de favoriser la croissance durable et inclusive. L’exemple de l’Ontario pourrait servir de pierre angulaire, véritable assise du progrès du XXIe siècle. L’Ontario pourrait être très importante, si nous voulons qu’elle le soit.