128. Rita Davies

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Rita Davies

Rita Davies is the Chair of the Ontario Arts Council. For thirteen years she served as the Executive Director of Toronto Culture.

In 1953, my family arrived in Canada at Pier 21 in Halifax as stateless refugees. Two days later we got off the train at Union Station. I was born in Shanghai. My mother was Russian, my father Iraqi. I wondered for many years what that made me. I lived here, but was this my home?

The answer came in 1971 when I was acting in David Tipe’s Cabbagetown Plays at Tarragon Theatre, a new company that, along with others at the time, pioneered the work of homegrown playwrights. The trilogy told the stories of people who had grown up in Toronto’s Cabbagetown. The play made me realize that my adopted city was full of fascinating and evolving stories, that I was not alone in my search for identity, and that even those born here searched for meaning and a sense of belonging. My long journey was over. I had found my home.


Rita Davies est la présidente du Conseil des arts de l’Ontario. Elle a occupé les fonctions de directrice générale de la Division de la culture de la Ville de Toronto durant treize ans.

En 1953, ma famille et moi sommes arrivés au Canada, au Quai 21 à Halifax, en tant que réfugiés apatrides. Deux jours plus tard, nous sommes descendus du train à la gare Union. Je suis née à Shanghai. Ma mère était russe, mon père irakien. Pendant plusieurs années, je me suis demandé ce qui avait fait de moi ce que j’étais. J’habitais ici, mais était-ce chez moi?

La réponse m’est venue en 1971, lorsque je jouais dans des pièces de David Tipe intitulées Cabbagetown Plays au théâtre Tarragon, une nouvelle compagnie théâtrale qui, comme bien d’autres à l’époque, faisait figure de pionnier en jouant les pièces de dramaturges locaux. Cette trilogie racontait l’histoire de gens qui avaient grandi dans le quartier Cabbagetown de Toronto. Cette œuvre m’a fait comprendre que ma ville d’adoption regorgeait d’histoires fascinantes et était en constante évolution, que je n’étais pas seule dans ma quête d’identité, et que même ceux qui étaient nés ici étaient en recherche de sens et d’un sentiment d’appartenance. Mon long voyage prit fin : j’étais arrivée chez moi.