69. Renu Mandhane

Pillars of Justice sculpture / Statue des piliers de la justice
Pillars of Justice sculpture / Statue des piliers de la justice
Vik Pahwa

Renu Mandhane is the Chief Commissioner of the Ontario Human Rights Commission.

As a criminal lawyer, I helped marginalized and vulnerable people whose fates seemed predetermined. Their identities were often reduced to their worst actions: drug dealers or murderers. In 2006, my firm represented a man serving a life sentence who sought early parole eligibility. He had to convince a unanimous jury that he had been rehabilitated. When he took the stand, he didn’t talk a lot about the incident or his fifteen years in jail. Instead, he focused on the strength of his marriage, the birth of his kids, finding God, becoming a mechanic, and the fulfilment he got as a motivational speaker for at-risk youth. Twelve ordinary citizens decided to give this “murderer” a second chance to be a husband and father. The jury’s decision was both extraordinary and reasonable, and somehow captured for me the compassionate and hopeful spirit of our country. I’m proud to be a Canadian in a country of second chances.


Renu Mandhane est la commissaire en chef de la Commission ontarienne des droits de la personne.

À titre de criminaliste, j’ai aidé des personnes marginalisées et vulnérables dont le destin semblait inéluctable. Aux yeux des autres, ils se résumaient à leurs pires actions : trafiquants de drogue ou meurtriers. En 2006, ma firme a défendu un homme condamné à la prison à perpétuité qui avait présenté une demande de libération conditionnelle anticipée. Il devait convaincre de sa réhabilitation un jury ayant rendu un verdict unanime. En audience, il a très peu parlé de l’incident qui l’a mené en prison ou de ses 15 ans derrière les barreaux. Il s’est plutôt concentré sur son mariage, sur la naissance de ses enfants, sur sa découverte de Dieu, sur son apprentissage de la mécanique, et sur le sentiment de plénitude que lui procure son rôle de conférencier auprès des jeunes à risque. Douze citoyens ordinaires ont décidé de donner à ce « meurtrier » une seconde chance et de lui permettre d’être un époux et un père. La décision du jury était à la fois extraordinaire et raisonnable. De mon point de vue, elle traduisait le cœur même de notre pays, porteur de compassion et d’espoir. Je suis fier d’être Canadien et d’habiter au pays des secondes chances.