27. Ken Pierce

Elliot
Elliot Lake Mining Monument | Monument aux mineurs d’Elliot Lake
Richard Mitchell

Ken Pierce and his wife, Anne, raised three children in Elliot Lake and have lived there for over fifty-nine years.

Elliot Lake, Northern Ontario 1955, Uranium Boom Town. Uranium had been discovered, and the United States wanted all they could get to enhance their stockpiles. Eleven mines were developed and in production. The town of Elliot Lake was carved out of the forest. Houses, churches, stores, etc., were built. In 1961 the Americans cancelled further sales. All mines closed except two. The population dropped from twenty thousand to seven thousand. In 1970 demand rose once again and four mines operated until 1992 when three closed. The last mine closed in 1996. The city turned to retirement living and was very successful. Advertised as a “Jewel in the Wilderness,” and situated in a land of lakes and maple trees, it truly is. I came to Elliot Lake in 1957 as a twenty-year- old. Anne and I raised three children and have resided here for over fifty-nine years. This is our home and it always will be.


Ken Pierce et son épouse Anne ont élevé leurs trois enfants à Elliot Lake, la petite ville où ils vivent depuis plus de 59 ans.

Elliot Lake, nord de l’Ontario. Nous sommes en 1955. La ville connaît une vague de prospérité à la suite de la découverte d’un gisement de minerai d’uranium. Les États-Unis veulent en tirer le maximum afin d’accroître leurs réserves. Onze mines sont exploitées. La ville d’Elliot Lake est dépouillée de ses forêts. On a bâti des maisons, des églises, des commerces. En 1961, les Américains mettent un terme à leurs achats. Toutes les mines sont fermées, sauf deux. La population passe de 20 000 à 7 000 habitants. En 1970, la demande refait surface et quatre mines sont exploitées jusqu’en 1992. Trois mines sont alors fermées, suivies de la dernière, en 1996. La ville se tourne vers le marché des résidences pour retraités et connaît beaucoup de succès. Située sur une terre parsemée de lacs et d’érables, la ville porte bien le nom de « joyau de la nature sauvage » qu’on lui attribue. J’avais 20 ans quand je suis arrivé à Elliot Lake. C’était en 1957. Anne et moi y vivons depuis plus de 59 ans et y avons élevé nos trois enfants. C’est notre chez-nous et ce le sera toujours.