66. Jane Rounthwaite

LCol McCrae / Lcol McCrae
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Jane Rounthwaite is President and Managing Partner of The Osborne Group. She is the partner of the Hon. Kathleen Wynne, Premier of Ontario.

My grandfather came from Kingston and served in the First World War as an officer in the Princess Patricia’s Canadian Light Infantry. He fought in the second battle of Ypres, Canada’s first major engagement, when John McRae wrote “In Flanders Fields.” Left for dead, my grandfather was rescued by German medics, rehabilitated in Germany, and sent to Switzerland at the end of 1915 to be interned at a hotel in the Alps as part of the prisoner exchange program. While waiting to be exchanged, he participated in the active social life of the resort, spurred on by the presence of young English-speaking expatriate women, including my grandmother, who had been brought by their mothers to find husbands among the officers’ ranks. My grandmother was one of Canada’s first war brides, arriving in 1919 with no understanding of her new country. Raised with genteel European influences such as beautiful bath soap, she was shocked to find that her Scottish Presbyterian in-laws used Lifebuoy for bathing and frowned on knitting on Sunday!


Jane Rounthwaite est présidente et associée directrice de The Osborne Group. Elle est la partenaire de l’honorable Kathleen Wynne, première ministre de l’Ontario.

Originaire de Kingston, mon grand-père a servi pendant la Première Guerre mondiale et a participé à la deuxième bataille d’Ypres, qui était le premier engagement majeur du Canada. Laissé pour mort, mon grand-père a été secouru par des infirmiers allemands et a ensuite reçu des soins de réadaptation en Allemagne puis, à la fin de 1915, il a été envoyé en Suisse aux fins de détention dans un hôtel des Alpes. Alors qu’il attendait son tour dans un échange de prisonniers, il participait à la vie sociale du centre de villégiature, encouragé par la présence de jeunes femmes expatriées de langue anglaise, dont ma grand-mère faisait partie, que leurs mères avaient amenées là afin qu’elles trouvent un époux parmi les officiers. Ma grand-mère a été l’une des premières épouses de guerre du Canada, arrivant en 1919 sans rien connaître de sa nouvelle patrie. Élevée sous les influences raffinées de l’Europe, utilisant par exemple de belles savonnettes, elle a constaté avec stupéfaction que ses beaux parents écossais presbytériens faisaient leur toilette à l’aide de savon Lifebuoy et qu’il était mal vu de faire du tricot le dimanche!