123. James Mishibinijima

Thunder Mountain, Tamarack Harbour
Thunder Mountain, Tamarack Harbour
James Mishibinijima

James Mishibinijima is an Ojibway artist whose paintings depict legends passed on by Elders over generations.

I was born and raised in Wikwemikong Unceded Indian Reserve on Manitoulin Island. My mother raised twelve children in a two-storey, fifteen-by-eighteen-foot home, my father worked as a lumber man most of his life, coming home once or twice a month.

Our main food sustenance came from the family garden, where everyone took charge cleaning it from weeds or stray animals who might enter it. Our house each winter required fifteen to twenty cords of maplewood depending on the cold.

Stories told in Native culture became a purpose for Mishibinijima only to know that nothing’s impossibly hard once your mind is set.

We as Canadians need to set examples and think, “Where did you come from and how can you make it better”.


James Mishibinijima est un artiste ojibwé dont les tableaux décrivent les légendes que les anciens transmettent de génération en génération.

Je suis né et j’ai été élevé sur la réserve indienne non cédée de Wikwemikong, sur l’île Manitoulin. Ma mère a élevé douze enfants dans une maison à deux étages de 15 par 18 pieds. Mon père a exercé le métier de plombier presque toute sa vie et venait nous voir une ou deux fois par mois.

Notre nourriture quotidienne, nous la trouvions surtout dans le jardin potager que notre famille entretenait avec soin, y arrachant les mauvaises herbes et y guettant les animaux errants. Chaque hiver, selon la rigueur du climat, il nous fallait 15 à 50 cordes de bois pour nous chauffer.

Les histoires de la culture autochtone dont Mishibinijima ne se lassait pas lui ont permis de comprendre que rien n’est impossible à qui est décidé.

Nous, peuple canadien, nous devons donner l’exemple et nous demander continuellement : « d’où viens-tu et comment peux-tu améliorer les choses ».