41. Iris Nemani

Camp / Colonie de vacances
Courtesy | Gracieuseté de H2H Camp Shomria

Iris Nemani is the Chief Programming Officer at the Harbourfront Centre.

Otty Lake, Perth, Ontario. Summers of my youth spent away from home at overnight camp. Feeling the anticipation mount as we boarded the school bus and headed out to the highway on our way to Perth, to our camp on Otty Lake. Summer camp meant games outside, swimming in the lake, getting eaten alive by mosquitos, avoiding poison ivy, building bonfires, jumping off diving rocks, canoe trips and black fly bites, collecting wood for the fire, and finding just the right green stick to roast marshmallows. Food never tasted so good. Summer days surrounded by birch and maple trees, chipmunks and frogs, and — if we were lucky — a special trip into town to Dairy Queen for a hot fudge sundae. Whatever possessed my parents, immigrants from Israel, to send me hundreds of kilometres away into the Ontario countryside for weeks in the summer, I am forever grateful.


Iris Nemani est l’agente de la programmation en chef au Harbourfront Centre.

Lac Otty, Perth, Ontario. J’ai passé les étés de mon enfance en colonie de vacances. Il y avait de la fébrilité dans l’air quand on montait dans l’autobus scolaire à destination de Perth, en route pour la colonie de vacances du lac Otty. Là-bas, on jouait dehors, on nageait dans le lac, on se faisait dévorer tout rond par les moustiques, on fuyait l’herbe à puce, on faisait des feux de camp, on sautait à partir de hauts rochers, on se promenait en canot, on se faisait piquer par les mouches noires, on ramassait du bois pour faire du feu et on cherchait la petite branche parfaite pour faire griller nos guimauves. La nourriture n’a jamais été aussi bonne que là. Bouleaux, érables, tamias, grenouilles et, avec un peu de chance, une petite expédition au Dairy Queen du village pour déguster une coupe glacée à la sauce chaude au chocolat. C’est à cela que ressemblaient nos étés. Peu importe pourquoi mes parents, des immigrants d’Israël, m’ont envoyée à des centaines de kilomètres de chez moi, dans la campagne ontarienne pendant des semaines l’été, j’en serai toujours reconnaissante.