119. Deepa Mehta

Deepa Mehta
Deepa Mehta
Deepa Mehta Productions

Deepa Mehta, OC, OOnt is a film director and screen writer. Her films include Midnight’s Children and Water.

As I am an immigrant from India, Canada wasn’t home to me for some time. Emotional commitment to another homeland doesn’t necessarily happen with a piece of paper. It was when I was making my film Water, and had to stop the shoot in India due to backlash, that I felt the need for safety. With my effigy burned and our sets destroyed, and random violence by mobs, safety became a huge issue. And as I cried (with relief) on the flight back to Canada, I realized how Toronto had become that cocoon of security, which made it home. For the first time I equated home with physical safety. I’ve always said that, if India gives me my stories, Canada gives me the freedom to express them. I am honoured to call myself an Indo-Canadian. What makes Ontario what it is is diversity, open-mindedness, and freedom to express oneself and one’s culture without judgement. I am thankful to be part of such a community.


Deepa Mehta, OC, OOnt est une scénariste et réalisatrice. Parmi ses œuvres cinématographiques figurent Midnight’s Children et Water.

Pour moi, immigrante indienne, il a fallu un certain temps avant que j’aie le sentiment d’être chez moi au Canada. On ne s’enracine pas dans un pays à la réception de son visa d’immigration. En fait, c’est lorsque j’ai réalisé mon film Water, et que j’ai été obligée d’interrompre le tournage en Inde en raison des réactions qu’il provoquait, que j’ai éprouvé le besoin de me sentir en sécurité. Lorsque la foule a brûlé mon effigie, a détruit les décors et s’est livrée à une violence aveugle, la question de la sécurité est devenue capitale. Tandis que je pleurais de soulagement dans l’avion qui me ramenait au Canada, je me suis rendu compte que Toronto était devenue mon havre de sécurité, et donc mon « chez-moi ». Pour la première fois, j’ai associé le mot « maison » et « sécurité physique ». J’ai toujours dit que si l’Inde m’inspire des histoires, c’est le Canada qui me donne la liberté de les raconter. Je suis honorée de m’identifier comme indo-canadienne. Ce qui fait que de l’Ontario ce qu’il est, c’est sa diversité, son ouverture d’esprit, sa liberté d’expression et sa culture du non-jugement. Quand je pense que j’appartiens à cette collectivité, je suis remplie de gratitude.