105. Alex Bozikovic

Toronto-Dominion Centre / Centre Toronto-Dominion
Toronto-Dominion Centre | Centre Toronto-Dominion
Vik Pahwa

Alex Bozikovic is The Globe and Mail’s Architecture Critic and the co-author of Toronto Architecture: A City Guide.

My father worked in a black box in the sky — as massive and dark as the Death Star. This was my childhood sense of the Toronto-Dominion Centre, gained from visits through the glimmering stone lobby and up an endless elevator ride. I know now that I had it half right. The black steel towers were tall and sober, mystical in precision and restraint, the language of modernist master Mies van der Rohe applied to a city of brick and grime. But as I look at the TD Centre today, it is not fearsome at all: within a chest-bumping cluster of skyscrapers, it is a humane work of art, from gracious granite plaza to precise proportions of matte steel I-beams, and the grain of the oak in its banking hall. My father no longer works there, but I sometimes stop beneath the towers just to catch my breath. In a world that feels smaller and noisier and more complex, this place continues to reach, quietly and gracefully, for the heavens.


Alex Bozikovic est un critique d’architecture au journal The Globe and Mail et le coauteur de Toronto Architecture : A City Guide.

Mon père travaillait dans une boîte noire dans le ciel — aussi massive et sombre que l’étoile de la mort. C’était mon impression d’enfance du Centre Toronto-Dominion, acquise au cours de visites en passant par le hall de réception en pierre scintillante pour prendre l’ascenseur, qui montait interminablement. Je sais aujourd’hui que je n’avais compris qu’à moitié. Les tours d’acier noir étaient hautes et sobres, mystiques de précision et de retenue, le langage du maître moderniste Mies van der Rohe appliqué à une ville de briques et de souillures. Mais, lorsque je regarde le Centre TD aujourd’hui, il n’est pas effrayant du tout: faisant partie d’une grappe de gratte-ciel dont nous nous targuons, c’est une œuvre d’art humaine, depuis la gracieuse esplanade de granite jusqu’aux proportions précises des poutres d’acier mat, et au grain de chêne du hall de la banque. Mon père ne travaille plus là, mais parfois je m’arrête juste sous les tours pour reprendre mon souffle. Dans un monde qui semble plus petit, plus bruyant et plus complexe, cet endroit continue de tendre vers le ciel, silencieusement et gracieusement.